I. Supra, XIV
3, Sic; partout ailleurs La Porte. V. Index alphabétique.
dus dont la déportation a été ordonnée par la loi du 19 fructidor dernier.
Le présent arrêté ne sera pas imprimé. Le ministre de la marine est chargé de son exécution ; il le transmettra sur-le-champ à Rochefort par un courrier extraordinaire.
Pour expédition conforme :
Le président du Directoire exécutif,
Signé : L.-M. Revellière-Lépeaux.
Par le Directoire exécutif :
Le secrétaire général, Lagarde.
Pour copie conforme :
Pléville-Lepelley.
Expédition, N° ii5.
Paris, le 4° complémentaire an v — 20 septembre 1797. Le ministre au commandant des armes.
Citoyen général,
Je vous préviens que le Directoire exécutif a arrêté que le citoyen La Porte, lieutenant de vaisseau, sera chargé du commandement de la corvette la Vaillante, qui doit conduire à leur destination les individus dont la déportation a été ordonnée par la loi du 19 fructidor dernier.
Je vous fais passer cet ordre par un courrier extraordinaire, en vous chargeant de vous y conformer au reçu de la présente, afin que son exécution ne retarde pas le départ du bâtiment.
Vous remettrez k^et effet l'ordre de commandement au citoyen La Porte avec les instructions qui avaient été expé-
diées au citoyen Jurien, en substituant au nom de celui-ci le nom du premier. Il pourra s'entendre avec le citoyen Jurien pour les dépenses qu'il a pu faire pour son approvisionnement de campagne.
Le temps me mancpie pour expédier de nouveaux ordres et pour entrer avec vous dans de plus grands détails ; mais j'approuve d'avance toutes les dispositions que vous ferez pour assurer la prompte exécution des ordres du Directoire.
Vous me rendrez compte par le retour du courrier des mesures que vous aurez prises à cet elï'et.
Minute de la main du ministre. N» ii6.
Même date.
Du même à rordoniiateur de la m,arine.
[Le prie de concourir à l'exécution des nouveaux ordres.] Minute. N" 117.
Rochefort, ce i" vendémiaire an vi de la République française une et indivisible — 22 septembre i;j9J.
L'ordonnateur de la marine au ministre de la marine et des colonies.
J'ai l'honneur de vous rendre compte que le citoyen Colin, adjudant général, s'est rendu à Rochefort hier au soir, pour se concerter avec le commandant des armes, celui de la place, les autorités constituées et moi, relativement à l'embarquement des déportés qu'il a été chargé d'escorter depuis Paris, et qui doivent arriver aujour-
d'iiui à Rocliefort. Cet adjudant général a vu que les dispositions étaient faites pour qu'ils n'entrassent point en ville, et que, passant au dehors, ils pussent de suite se rendre au passage de Martrou, où des avisos et des chalands étaient depuis quelques jours à les attendre, en sorte que dans ce jour même ils seront rendus à bord de la corvette la Vaillante, qui alors pourra appareiller de suite si les vents le permettent; au surplus, le commandant des armes qui ira les accompagner vous rendra compte des ordres qu'il aura donnés à cet égard.
Ghevillard le Cadet.
Original. N° i3i.
Rochefort, le 3 vendémiaire an vi de la République française une et indivisible — 24 septembre 1797.
Le commandant des armes au ministre de la marine et des
colonies, à Paris.
Citoyen ministre.
J'ai reçu par le courrier extraordinaire que vous m'aviez expédié le 4^ jour des complémentaires, la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire : je n'ai reçu cette lettre que le 2 vendémiaire, à huit heures du matin. J'étais en rade, lorsque votre courrier est arrivé, pour presser le départ de la corvette la Vaillante.
Les individus condamnés à la déportation sont arrivés à Rochefort le i^"^ vendémiaire, à onze heures du matin. Comme je vous en avais prévenu, ils n'ont pas entrés (sic) en ville. A onze heures et demie, ils étaient embarqués sur le lougre le Brillant qui a du moment fait route pour la rade, quoique ayant le vent et la mer contraires. A neuf heures du soir, ces déportés étaient rendus à bord
IIO LA DEPORTATION.
de la Vaillante, et remis à la consignation du capitaine de cette corvette. Le 2, à la pointe du jour, la Vaillante a mis sous voile, avec des vents de sud-est, très petit frais.
Aussitôt l'arrivée de votre courrier, j'ai expédié un adjudant pour conduire à bord de la Vaillante le citoyen La Porte, et le faire reconnaître par l'équipage de cette corvette. Ce canot a eu beaucoup de peine à joindre la Vaillante ; il y a cependant réussi, et le lieutenant La Porte a été installé d'après les ordres que vous avez donnés. Si le courrier eût {sic) arrivé deux heures plus tard, vos ordres n'auraient pas pu être remplis. Le vent est aujourd'hui contraire. Cette corvette ne pourra pas mettre sous voiles.
L'embarquement des déportés, dont je vous fais passer ci-joint la liste, s'est exécuté avec beaucoup d'ordre. Pas la moindre confusion; le plus grand silence a été observé et on ne s'apercevait pas être entouré par 4 ou 5, 000 individus. Les déportés se sont comportés avec beaucoup de décence jusqu'à leur embarquement à bord de la Vaillante.
Vous recevrez ci-joint, citoyen ministie, copie des consignes que j'ai établies à bord de la Vaillante, conformément aux ordres que vous m'avez donnés par votre lettre du 22 fructidor.
Le vice-amiral, Martin.
De sa main :
Les vigies m'annoncent à sept heures du matin que la Vaillante mettait sous voile. A dix heures, on n'en avait plus connaissance des vigies i.
Original. N" i33.
I. Jurien adressa le jour mèine une réclamation au ministre, qui lui répondit le n vendémiaire : « En vous transmettant le témoignage de ma