‹ 18 fructidor: documents pour la plupart inéditsChapitre 77 sur 180 · DUPLICATA · texte numérisé non relu

DUPLICATA

Nous passons demain près de votre demeure. Vous m'obligerés beaucoup si vous pouvez me faire remettre sur mon reçu, et non autrement, les i5o livres que j'ai payés {sic) il y a huit jours pour votre compte. Il faudra vous adresser pour me les faire tenir, ou au général qui commande le détachement, ou à celui qui le représentera.

J'ai l'honneur de vous saluer.

Barbé-Marbois.

A Tours, le 28.

N'ayant pas eu de vos nouvelles à mon passage ici, je ferai une traite sur vous que je vous prie d'acquiter exactement.

Sainte-Maure, 29 fructidor an v.

A Élise Barbé-Marbois, rue pr^ojettée Choiseul, /i° 802,

à Paris.

Nous nous éloignons de vous chaque jour, ma clière

l48 LA DÉPORTATION.

Élise ; je suis toujours excessivement échauffé, mais non malade. Si j'avais quelques lignes de vous, j'éprouverais le principal soulagement dont j'ai besoin.

Vous trouvères dans mes papiers (portefeuille de maroquain rouge) une procuration de mon frère de l'Isle de France. Je vous prie de l'adresser à mon beau-frère Sauvage ï.

Je vous ai adressé hier une procuration qui a dû vous être envoyée par le général Augereau, commandant la force armée, à Paris. Je souhaite qu'elle vous soit parvenue, car, faute de vos soins, un grand désordre dans mes affaires résulterait bientôt do l'impuissance où je suis d'y donner mes soins.

Adieu, mon amie, je vous embrasse de tout mon cœur.

Barbé-Marbois.

Tours, 29 fructidor an v.

A la même.

[Lettre assez longue, toute d'affaires, où il faut néanmoins relever le passage suivant :]

« Je ne vous dis pas, ma chère Élise, combien j'ai été touché de la marque de courage que vous m'avez donnée hier. Cette première consolation, reçue du côté où j'en désirais le plus, me sera toujours présente 2. »

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