Monthion à Macdonald
Monthion, c'est-à-dire Berlhier(voir la note au bas de la page) annonce à Macdonald l'objet delà mission de Natzmer. L'état-major français s'imagine que tout va se passer comme l'ordonne le roi. que Yorck sera arrêté et que Kleist, prenant le commandement, mènera le corps prussien à Elbing. Pour mieux faire les choses, Monthion (ou Berthier) consent même à un armistice tacite et il croit que les Russes s'abstiendront de toute hostilité pour laisser Natzmer remplir sa mission.
Elbinj,-, 9 janvier 1813.
A M. le maréchal duc de Tarente.
Je vous préviens, monsieur Je maréchal, que M. le lieutenant-colonel Natzmer, aide de camp de S. M. le roi de Prusse, se rend auprès de vous pour porter à M. le général Kleist Tordre de Sa Majesté pour prendre le commandement du corps prussien, avec le rappel de ses troupes.
Cet officier est également porteur du refus formel que fait le roi de ratifier la convention faite par le général de Yorck avec l'armée russe.
Donnez les ordres nécessaires, monsieur le duc, pour que cet officier passe les avant-postes et faitesle accompagner, suivant l'usage, par un trompette.
Pour le prince de Neuchàtel, major général, le général de division^ chef d'état-major du major général,
comte Monthion*.