Victor à Berthier
Ney qui fait rarrière-garde s'est plaint que le duc de Bellune ne règle pas la marche de ses troupes sur le départ des troupes du 3'^ corps et ne prenne pas de mesures pour éviter l'encombrement; il lui a même lait des remontrances; Victor répond, naturellement, que Ney a tort.
Nestouovilchi, 1" décembre, o heures du soir.
J'ai l'iionnear d'informer Votre Altesse Sérénissime que conformément à ses ordres datés de ce jour, à 2 heures du matin, je suis venu m'établir à Neslonovitchi avec les troupes du 9^ corps. Je n'ai rien entendu du côté de l'arrière-garde et M. le maréchal duc d'EIchin^en ne m'a rien fait dire : ce qui me fait croire qu'il n'a pas été vivement suivi. Le rapport que ce maréchal a fait à V. A. S., par lequel il s'est plaint de la lenteur de la marche du 9^ corps^ est d'autant moins fondé que c'est l'artillerie des corps commandés par lui qui a constamment obstrué le passage et m'a empêché de marcher. Au lieu de laisser passer celle du 9^ corps, l'autre l'a toujours voulu précéder et, comme il y a de nombreux détilés sur cette route, il est facile de concevoir que je n'ai pas pu marcher aussi promptement qu'il le fallait et que je le désirais. C'est donc à tort que M. le duc d'Elchingen a porté une semblable plainte.
Je n'ai pas encoie pu découvrir les officiers de la 12'" division que je dois envoyer au quartier impérial. Plusieurs officiers de mon état-major sont occupés
à les chercher. Un cavalier d'ordonnance près de M. le p^énéral Parlouneaux et qui s'est échappé des mains des ennemis doit venir ce soir chez moi pour être questionné sur le sort de la i2^ division. Dès que j'aurai sa déclaration, j'aurai l'honneur de la transmettre à V. A. S.