‹ 1812, la guerre de Russie, notes et documentsChapitre 107 sur 125 · NOAILLES-POIX · texte numérisé non relu

NOAILLES-POIX

J'espère que pendant votre séjour à Gompiègne, vous aurez bien voulu vous occuper de faire jouir Alfred des grâces de Sa Majesté l'Empereur accordées depuis quinze mois sans effet quelconque.

Apostille de Berthier. Accorder un congé de quatre mois pour prendre les eaux (avec appointements.)

Certificats de la mort d'Alfred de Noailles. N- 1.

Je soussigné, certifie que le 28 novembre 1812, ayant été envoyé par S. A. S. le prince de Neucbàtel à la recliercbe de M. Alfred de Noailles, l'un de ses aides de camp, qui n'avait pas reparu depuis le matin, je trouvai près de nos tirailleurs un bomme mort, ayant une très grande ressemblance avec M. de Noailles. Il avait été atteint d'un coup de feu à la tête; ce qui altérait assez ses traits pour que j'eusse besoin de quelques autres indices pour le reconnaître. Je les cberchai dans la marque d'une chemise et (Pun gilet de coton fait au métier, seuls

vêtements qui lui restaient. Mais, on les lui ôtanl, je reconnus (|ue cet homme mort avait un cautère au bras. Vivant fiaintuellement depuis plusieurs mois avec M. de Noailles et ne lui connaissant pas cette incommoditi^, je présumai m'ètre trompé à la ressemblance et laissai là ce cadavre pour continuer mes recherches. Elles furent inutiles et je revins rendre compte au prince du mauvais succès de la mission dont il m'avait charf^é. Je fis mention du corps que j'avais trouvé, ayant beaucoup de ressemblance avec M. de Noailles, mais ayant un cautère au bras. Cet indice qui m'avait empêché de croire que ce fût lui, fut pour ceux qui le connaissaient plus particulièrement et qui savaient qu'il avait en effet un cautère au bras, une preuve certaine que le corps que j'avais trouvé était réellement le sien.

En foi de quoi, j'ai signé le présent pour servir et valoir ce que de raison.

A Dresde, le 29 juillet 1813.

H. De Courbon.

Aide de camp de S. A. S. le prince deNeuchâtel.

Nous soussignés, étant présents au quartier général de l'armée fran'çaise en Russie à Zanivki, près la Bérésina, le 28 novembre 1812, d'après la connaissance que nous avons eue de la mission confiée le dit jour sur le champ de bataille à M. le chef d'escadron Alfred de Noailles, aide de camp du prince major général, et d'après ce que nous avons entendu rapporter à M. le chef d'escadron de Courbon qui fut chargé de parcourir le champ de bataille pour rechercher Alfred de Noailles dont l'absence inquiétait, certifions qu'il a passé parmi nous pour certain que cet officier avait été tué aux avant-postes en exécutant avec sa bravoure ordinaire les ordres qu'il avait reçus.

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Ce (jue nous avons appris depuis cette époque n'a fait que nous confirmer dans l'opinion de sa mort.

En foi de quoi nous avons délivré le présent certifi- • cat pour servir et valoir ce que de raison.

Au quartier général impérial à Dresde, le 12 juillet 1813.

Anatole de Montesquiou, chef d'escadron, aide de

camp du prince.

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