‹ 1812, la guerre de Russie, notes et documentsChapitre 11 sur 125 · Poincaré à Berthier · texte numérisé non relu

Poincaré à Berthier

On nous permettra de renvoyer le lecteur, qui demandera ce qu'était ce Poincaré, à noire élnàe Le commandant Poincaré parue dans la 2*^ série de nos Etudes d'histoire, p. 3-28. Son vrai nom est Poincaré, bien qu'il signe Pontcarré, et il était commandant d'armes à Viasma depuis la fin d'août ou le commencement de septembre. Il devait disparaître pendant la retraite. Sa lettre montre, comme il dit, que la révolte des paysans « prend une consistance qui mérite attention ».

Viasma, 16 octobre 1812.

Votre Altesse,

Excepté Pépoque où j'ai eu l'honneur de vous rendre compte que sept caissons avaient été brûlés par les Russes, la route de Smolensk à Viasma avait été assurée. Mais aujourd'hui, 16 du courant;, trois événements qui se sont succédé rapidement prouvent évidemment que le noyau des insurgés prend une consistance qui mérite attention.

Un détachement de 50 hussards du l'^" régiment westphalien, commandé par un officier chargé d'une somme de i 8.000 francs et de beaucoup d'effets pour son régiment, a été pris à trois lieues de cette place.

66 prisonniers de guerre, partis ce matin de cette place, escortés par 60 lliyriens et rétrogradant sur Smolensk ont également été pris.

Un parc de bœufs est aussi tombé entre les mains des insurgés, et trois soldats ont été tués. J'ai en-

voyé de suile loO homiiies du régiment de Hosse- Dannstadt sur le lieu même où ce parc a été enlevé. Ce détachement n'étant pas encore rentré, j'en ignore le résultat, et ferai part à Son Altesse de ce qui se sera passé, dans mon rapport de demain.

P.-S. — On dit aussi, mais je ne rafïirme pas, (jue le commandant du poste de Semlévo, instruit (jue la route n'était pas libre, a envoyé à la découverte et que sa reconnaissance a été prise.

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