‹ 1812, la guerre de Russie, notes et documentsChapitre 82 sur 125 · Un mot de Bangold sur la campagne · texte numérisé non relu

Un mot de Bangold sur la campagne

Le général wurtembergeois de Bangold, capitaine durant la campagne de iSi 2, a laissé sur l'expédition quelques notes dont Pfister {Rheinhund I, p. 172) cite ce seul passage.

Sans contestation, la cause de beaucoup la plus puissante de la destruction de l'armée française doit être attribuée à son propre général en chef. Il poussa et lança ses troupes de l'Oder jusqu'à Moscou avec une précipitation qui ne tenait compte de rien, comme s'il s'agissait seulement d'une marche de rinn à Vienne, sans remarquer l'énorme différence des distances et des moyens d'approvisionnement et sans mesurer les fondes physiques des hommes et des bêtes. De cette façon, par des marches démesurément forcées et par la famine qui résulta nécessairement d'un défectueux service des subsistances, il a préparé la destruction de l'armée.

Dans la retraite, de jour en jour, grossissait le nombre des hommes désarmés, et à partir de Smo- Jensk, leur chiffre dépassait déjà celui des hommes prêts au combat. Enhn, entre la Bérésina et le Niémen, l'armée ne ressemblait plus qu'à un déhlé de cadavres ambulants, escortés par une poignée de gens armés.

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