‹ 1814Chapitre 113 sur 178 · Fain, 197. Cf. Schels, H, 112-113; B«gdaBovitsch, U · texte numérisé non relu

Fain, 197. Cf. Schels, H, 112-113; B«gdaBovitsch, U

t. Barclay de ToUy au commandant-générid Estel, à Bar-sar-Aabe : ■ Ordra de faire suivre les parcs et magasins qui sa trouvent à Chaumont par Brienne et Fère-Champenoise. Ceux qui ne sont pas encore à Chaiimont rétrograderont sur Laagres. L'armée sera dans la jouruée de demain k Fère Champenoise. Les troupes légères du général Winzingerode tonneront notre arrière-garde. > Arch. nat., ÂP. iv, 1568. — Cette dépêche, d'une si haute importance, n'a aucune indication de date ni de lieu. Elle tu: certainement écrite le 24 dans la soirée, à Brébant ou à Sommepuis. Vraisemblablement. le Cosaque ne trouva plus le général Estel à Bar-sur-Aube, il l'alla chercher entre Chaumont et Langres, et tut arrêté le 26, sur cette route, par lea coureurs on lea paysans français. Berthier fait mention de cette dépêche do Barclay, dans une lettre à Macdonald, du 28 mars, 4 heures du matin. Registre. Arch. de la guerre.

3. A propos de ce bulletin de la victoire de Père-Champenoise, Boarrienne, qui est cependant pea véridique, conte (IX, 377) que Napoléon le déclara d'abord faux, sous prétexte qu'il portait la date du 29 mars et qu'on était *o 27. Drouot ât alors remarquer que le 9 devait être un 6 renversé. Ce bulletin, imprimé à Vitry, existe aux Arch. nat. (AP. iv, 1 568), «t il porte, en effet, par suite d'un chiffre retourné, la date du 29 mars.

4. Fain, 198, 203. Berthier à Oudinot. Saint-Dizier, 27 mars, 11 heure» MÏr. Arch. de la guerre.

vera-t-on pas déjà maîtres de la capitale de la France? Les quelques troupes des dépôts et les gardes nationales qui en forment la garnison auront-elles pu résister soixante heures? Faut-il, au contraire, ne pas plus s'inquiéter de Paris que le czar ne s'est inquiété de Moscou, et persister dans le mouvement commencé? De l'Yonne à la Marne, de la Seine à la Meurthe, les Alliés ont abandonné tout le terrain. Pendant quinze jours, on manœuvrera librement. On peut rallier les garnisons des places, proclamer la levée en masse en Lorraine, en Alsace, en Champagne, en Bourgogne, détruire les colonnes en retraite, saisir les convois, reprendre les villes occupées : Châions, Vitry, Dijon, Yesoul, Langres, Nancy. Déjà Troyes, Bar-sur-Aube, Bar-sur-Ornain, Chaumont sont au pouvoir de nos troupes, reçues partout au cri de : Vive l'empereur M Le général Durutte est sorti de Metz avec 4 000 hommes, il a forcé le blocus de Thionville, emmené la moitié de la garnison, repoussé le corps du prince électeur de liesse; il s'avance le long de la Moselle^ Le général Broussier est au moment de quitter Strasbourg à la tète de 4 000 fantassins et^ de 1 000 cavaliers. Les garnisons de Schlestadt, de^ Neuf-Brisach, de Phalsbourg sont averties et se préparent à rallier Broussier dès son entrée en campagne ^ Le général Duvigneau marche sur Châions avec 2 000 hommes de la garnison de Verdun*. Devant Longwy, Montmédy, Luxembourg, Sarrelouis, Landau, il n'y a que des cordons de troupes qui se rom-

1. Oddinot èi Berthier, Bar-sur-Ornain, 27 mars. Pire à Berthier, Chaumont, 26 mars. Ilenrion à Drouot, Bar-sur-Aube, 26 mars. Arch. de la guerre et Arch. nat., AF. iv, 1670.

2. Dépêches «fe D irutte, 25, 28 mars et 3 avril. Arck. de la guerre.

3. Correspondance de Broussier et de Roederer, 27, 28, 29, 30 mars. Arch. de la guerre.

' Duvigneau àgénéral commandant à Châions, ITmars. Arch. de li^guerrs. Rapport de Drouet (vers le 25 mars). Arch. nat, AF. iv, 1670.

pront à la première alerte '. Souham est à Nogent avec sa division. A Auxerre, 2 000 hommes résolus sont concentrés sous les ordres d'Allix « qui vaut une ai'mée ' *.

A côté des soldats, il y a les paysans. Le mouvement patriotique qui, au mois de février, a remué la Champagne, la Brie, la Bourgogne, gagne la Lorraine, l'Alsace, la Franche-Comté. Surprises par l'invasion, que les populations rurales ne pouvaient prévoir,— car elles croyaient Napoléon invincible, et les bulletins mensongers de 1813 les avaient maintenues dans leur foi, — les provinces frontières n'ont d'abord opposé aucune résistance. Mais le poids odieux de l'occupation étrangère, les réquisitions, le pillage, les mauvais traitements, n'ont pas tardé à exaspérer villes et campagnes. A l'abattement a succédé la colère, à la soumission la révolte. Un grand cri de vengeance

tenlit de l'Yonne aux Vosges. Partout les paysans -Ai trouvent prêts à seconder l'armée. Où la prise d'armes n'est pas faite, elle est imminente. « Dans l'état d'exaspération où est le peuple, écrit Napoléon, on ferait marcher jusqu'aux femmes'. » Les Ardennes sont en pleine insurrection*. Dans l'Argonne, dont 750 partisans, tous déterminés et bons tireurs, occupent les défilés, 6 000 paysans ont répondu à l'appel du tocsin*. Dix-huit compagnies de gardes nationales, organisées militairement par le colonel Viriot, battent l'estrade dans la Meurthe et dans la Meuse.wQuinzemillemontagnards, écrit cet officier, se lèveront quand nous paraîtrons. Mon mol déraillement

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