‹ 1814Chapitre 117 sur 178 · Fain, 207. Cf. Mémoires de La Valette, U · texte numérisé non relu

Fain, 207. Cf. Mémoires de La Valette, U

4. Registre de Berthier (.ordres du 29 macs, 8 Sauies du matin).

sur l'occupation de Lyon, sur les combats de Fère- Champenoise, sur l'évacuation de Sézanne et de Coulommiers *. Mais tout cela, c'est déjà de l'histoire ancienne. C'est sur les lettres datées de lu veille que se jettent fiévreusement les yeux de l'empereur.

Il apprend que Meaux est au pouvoir de l'ennemi, que l'on combat à Claye, que Marmont et Mortier se dirigent sur Paris ^ Il y a de moins en moins de temps à perdre. Le général Dejean, aide de camp do l'empereur, quelques heures plus tard le général de Girardin, aide de camp du major-général, partent à franc étrier pour aller annoncer au roi Joseph le retour rapide de Napoléon^. On presse la marche des troupes; on double l'étape. Dans la nuit on atteint Troyes. La garde a fait plus de dix-sept lieues depuis le lever du soleil. L'armée rallie aussi vite qu'elle peut. Ney s'arrête à Dollencourt, Macdonald à Nully; Oudinot qui fait l'arri ère-garde bivouaque près de Doulevent *.

A Troyes, l'empereur prend à peine le temps de dormir. A l'aube du 30 mars, le commandement de

1. Joseph k Napoléon, 22, 23 mars, 26 et 27 mars (Correspondance, X, 20, à 212). Clarke à Napoléon, 23, 24, 25, 26 mars. Arch. de la guerre.

2. Mortier reçut à Nangis le 28 mars une lettre désespérée de Clarke, datée du même jour, 10 heures du matin, annonçant la prise de Meauz et la marche des Alliés sur Claye « où il n'ose espérer qu'on tienne » . Le duc de Trévise fit faire douze copies de cette lettre et les envo3-a par douze cavaliers à l'empereur (Arch. nat., AF. iv, 1670). Napoléon reçut au moins une de ces copies au pont de Dollencourt. Cf. Registre de Berthier (à Macdonald, pont de Dollencourt, 29 mars, 3 heures après-midi). Berthier exagère quelque peu en disant : « Les ducs de Raguse et de Trévise qui n'ont pas souffert {sic) et ce qu'on a pu ramasser à Paris sont en bataille avec une nombreuse artil< lerie sur les hauteurs de Claye. L'opinion de la ville est bonne. »

3. Fain, 208 ; Relation de Gourgaud dans Bourrienne et ses erreurs, II, 327.

4. Fain, 208 ; Registre de Berthier (ordres et lettres du 29 et du 30 mars). Macdonald à Berthier, NuUy, 30 mars, 4 heures du matin. Ordres de Gressot Saint-Dizier, 29 mars, 8 heures du matin. Ney à Berthier, Troyes, 30 mars, 4 heures et demie après-midi. Arch. de la guerre. — Dans sa lettre Macdonald, se plaint de cette marche forcée : « Les villages sur nos flancs et sur no» derrières sont remplis de traînards. Si nous ne marchons avec un peu d'ordre, nous formerons «ne longue queue et l'apparition de quelques Cosaques suffira pour notre dissolution. »

RETOUR DE l'ARMÉE VERS PARIS. 4U

l'armée remis à Berthier qui la doit conduire à Fontainebleau, Napoléon part à cheva^ escorté seulement par les escadrons de service *. Il compte ocucher à Villeneuve-sur- Vanne *. Mais l'impatience le dévore. Il se reposera plus tard. En poste, si l'on brûle le pavé, on peut être à Paris dans la nuit même. L'empereur abandonne son escorte et se jette avecCaulaincourt dans un cabriolet d'osier. Drouot, Flahaut et an autre aide de camp montent dans une deuxième carriole ; dans une troisième prennent place l'officier d'ordonnance Gourgaud et le maréchal Lefebvre, qui doit organiser la défense des faubourgs avec la population ouvrière. Les chevaux courent au triple galop sur la route de Paris '.

1. Kain, 208; Relation de Goargaud, 328; Registre de Berthier (ordres et lettres da 30 mars). Tous les historiens font partir Berthier avec Napoléon. C'est ane erreur que réfutent le récit de Gourgaud et les ordres mêmes da Berthier.

2. Registre de Berthier (k Macdonald et à Godinot, Troyes, 30 mars, 10 heures du matin : ■ L'empereur couche ce soir à Villeneuve-sor-Vanne, se dirigeant sur Fontainebleau. ■

3. Fain, 208; Relation de Gourgaud dans Bourrienne et tes errettri, II, 328. Pendant la route, le vieux duc de Dantzig, enthousiaste de la mission que Tenait de lui conrier l'empereur et dont il se sentait tout rajeuni, rappela à Gourgaud qu'il était resté très populaire dans le peuple comme ancien •ergent aux gardes françaises.

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