Droysen. Leben des FeldmarschalU York, III
contre des proclamations et des ordres du jour dea généraux, et malgré les efforts des officiers'. Par malheur, ces belles proclamations et ces sévères ordres du jour étaient imprimés en français. Les Cosaques, les Baskirs, les Kalmouks n'entendaient pas cette langue, et les affiliés du Tu(/e7idbimd afîectaiient de l'avoir oubliée. D'autre part, au milieu de cette foule d'hommes de différentes nations et en raison des divisions qui régnaient entre eux, les sauvegardes écrites n'étaient point respectées et l'autorité des officiers était presque nulle, souvent même tout à fait méconnue. Le soir de Fère-Champenoise. la femme d'un colonel français, tué dans l'action , tomba aux mains des Cosaques! Le propre aide de camp de sir Charles Stcwart qui voulut la délivrer fut à moitié assommé et depuis on n'entendit jamais plus parler de la malheureuse ^ Détail moms tragique, un maire des environs'de Pontsur- Yonne, mandé chez un général, fut dépouillé de ses souliers par le factionnaire, à la porte même du quartier général, et dut entrer nu-pieds dans le salon». Le prince de Metternich affectait de s'apitoyer sur les misères de cette campagne; il écrivait à Caulaincourt : « Les Mesgrigny ont le bonheur de me posséder dans leur hôtel, bonheur véritable, car je ne les mange pas. C'est une vilaine chose que la guerre, mon cher duc, et surtout quand on la fait avec 50 Ûûû Cosa-
1. Proclamation de Schwaraenberg. LoBrach, 21 décembre, et Troyes 4 mars proclamation de Blucher. ,. /. „. d. (aa bord du Rhin. 1« et 2 janvierf « ^a^' 13 mars; proclamauon d. Bubna. Bourg. 14 janvier; proclamation de Bùlow;
- Sur le, efforts des officiers et notamment des Rus.e. pour empêcher ou
arrêter le p.l âge, voir Pou.^.at, Pleury. et Steenackers, pa^sim. I Blucher.
. .s sa proclamation du IS mars, prétend que plusieurs pillards furent passée
les armes. Poug.at d.t aussi que quatre soldats furent condamnés à mort.
gracies sur la demande du mair, de Troye.. 11 «jonte : . Si Ion eût fu^
ro ei . ^i^ ^'^''* *** S<=^'""''''"« «il l»issé toute son armé.
-. Londondenry. Guerre de fêlS-fSU. Traduction française, II, 9(H>1