‹ 1814Chapitre 126 sur 178 · Mémoires de Rovigo, VI · texte numérisé non relu

Mémoires de Rovigo, VI

4. VitroUes, I, 33; Rovigo, VI, 297, 344 ett passim. Pradt, 35.

n'avaitpaslemêmebutL'ex-évêqued'Autunn'étaitpas bien assuré de l'accueil que feraient les princes à celui qui avait célébré la messe du i 4 juillet* ; puis l'idée de devenirpremier ministre sous un roi ne satisfaisait pas l'ambition du prince vice-grand électeur de l'Empire. Ses visées étaientplus hau tes. Le roi de Rome avait alors trois ans. Pendant quinze ans, Talleyrand pouvait gouverner la France comme président du conseil de régence. Pour cela, ilne fallait qu'un événement: lamort de l'empereur. Talleyrand l'espérait. Il eût appelé providentiel le boulet qui eût frappé Napoléon, mais le prince de Bénévent ne croyait guère à la Providence. H souhaitait charitablement au grand capitaine la mort de Charles XII; à défaut de celle-ci, il eût sans répugnance accepté pour l'empereur la mort de Paul I"'. Talleyrand se complut dans ce rêve d'une régence dura nt toute la campagne de 1814. La nouvelle de la proclamation du roi à Bordeaux, qui exalta les royalistes

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