‹ 1814Chapitre 135 sur 178 · Rovigo, VI, 368. Cf. Meneval, II · texte numérisé non relu

Rovigo, VI, 368. Cf. Meneval, II

3. Celle lettre, datée du 16 mars, avait été communiquée le 18 par Joseph k l'impératri. g. à Cambacérès et au.x ministres de la guerre et de la marine. Joseph à Napoléon, 18 mars (Correspondance du roi Joseph, 204). Clarke se souvenait si bien de la lettre que dïJis son discours il en reprodui?'^H lai termes mêmes : « Le ûls d'Hector livre aux Grecs... ■

vrait partout et que tant qu'il resterait un village où lui ou son fils serait reconnu, c'est là que serait la capitale, là que se rallieraient tous les bons Français. La discussion s'engagea de nouveau. Un second vote eut lieu qui donna le même résultat que le premier. « Il n'y eut pas, dit Rovigo, une seule voix de moins que dans le précédent *. »

Le roi Joseph, alors, exhiba une lettre de l'empereur, du 1 6 mars, portant Tordre formel de faire quitter Paris à l'impératrice et au roi de Rome si Paris était menacé. « Rappelez-vous, écrivait Napoléon, que je préférerais savoir mon fils dans la Seine que dans les mîw'ns des ennemis de la France. Le sort d'Astyanax, prisonnier des Grecs, m'a toujours paru le sort le plus malheureux de l'histoire ^ » Joseph ne lut que cette seule lettre. Il aurait pu en lire plusieurs autres, toutes exprimant la même volonté'. Celle-là suffisait. Les membres du conseil demeurèrent atterrés. Ils maintinrent cependant leur opinion, disant avec raison que si le conseil avait pleins pouvoirs pour décider, l'impératrice resterait à Paris, mais que puisqu'il existait des ordres de l'empereur, il fallait y obéir. Ils ajoutèrent que ces ordres ne soulfrant pas la discussion, il avait été inutile de les appeler à en déhbérer. On procéda, pour la forme, à un troisième vote, et l'archichanceUer, après avoir recueilli les suffrages, déclara

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