‹ 1814Chapitre 138 sur 178 · Mémoire» de Miot de ifelito. III · texte numérisé non relu

Mémoire» de Miot de ifelito. III

2. Cnrrespnndance de Napoléon, 21 4S7. « Ne quitte» pJU mon fà*. » S. Ibid., 21 IM, t\ 190, SI 210.

X. Correspondance d* roi Joseph, X, 214 (lettre de Marie-Looise).

Onsaitqu'au commencement de mars, des personnes de l'entourage de Joseph et même des sénateurs lui avaient fait des ouvertures dans ce sens. Le jour du départ de l'impératrice, ils les renouvelèrent. Mais ceux-là mêmes qui ont dévoilé ces intrigues portent' témoignage que le frère de l'empereur n'y voulut point tremper* ; et pendant les vingt-quatre heures que Joseph resta seul à Paris, chef du gouvernement et de l'armée, non seulement il ne tenta rien pour entrer en pourparlers avec les Alliés, mais tous les parlementaires furent refusés aux grand'gardes -. Dans le conseil du 28 mars, le roi pécha seulement par imprévoyance. Il n'en commit pas moins une grande faute. En remettant au lendemain ce qu'il était si simple d'ordonner pour le jour même, Joseph se fit le complice involontaire des événements qui suivirent.

La nouvelle du départ de l'impératrice qui se répandit dans Paris, déjà si alarmé, y jeta la consterna<^ tion. Quk,l espoir conserver puisque le gouvernement lui-même désespérait? Pourquoi prendre les armes puisqu'il était le premier à donner l'exeniple de la désertion? Ainsi pensaient tous ceux qui, en obéissant aux illusions du patriotisme, avaient jusqu'au dernier jour cru impossible cette chose monstrueuse : les Cosaques à Paris. Dans la masse de la population, beaucoup souffraient d'avoir à subir cette honte ; mais chez le plus grand nombre, la terreur l'emporliit sur l'humiliation. La fille de celui qui était regardé comme le plus puissant monarque de la Coalition abandonnant Paris, il semblait que disparût avec ell« la sauvegarde de la capiê^e. Lii fuite de Marie-Louise livrait Paris au pillage, à l'incendie, à

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