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Lettre de Peyre précitée; Danilewsky, II

i. Fragment des Mémoires de Michel Orlov, Arcb. top. de Saint-Pétersbourg. 47 346. Lettre de Peyre précitée. "i. Fragment des Mémoires d'Orlow. Lettre de Peyre.

Conduit par le général en présence du roi Josepîi, 'à qui il remit les proclamations de Schwarzenberg-, il rapporta ce qu'il avait vu et entendu, dénombrant les forces des Alliés et répétant les paroles à la fois si conciliantes et si terriblement menaçantes de l'empereur de Russie. Comme pour confirmer le dire de Peyre, la plaine, au loin, devenait noire de Prussiens *.

Alors Joseph sentit passer en lui le frisson de la peur. Il ne craignait sans doute ni les balles ni la mort du soldat qu'il avait plusieurs fois résolument affrontées; mais son âme débile défaillait devant le mâle et terrible devoir de la responsabilité. Il n'eut point cette héroïque vision : Paris résistant quand même; les soldats se repliant des hauteurs sur les faubourgs, des faubourgs derrière les barrières, des barrières dansjes rues; les gardes nationaux les plus rebelles entraînés à combattre par l'exemple el la nécessité; Je peup'e exaspéré, faisant arme de tout, élevant des barricades, transformant chaque maison en forteresse, opposant la masse au nombre et la flamme à la flamme ; puis la nuit suspendant la lutte, et Napoléon arrivant avec la vieille garde, exaltant les courages, imposant à l'ennemi, le chassant peut-être, au moins traitant de la paix sur les ruines encore menaçantes de la grande cité. Il vit les barrières forcées après une vaine résistance, faite seulement pour irriter l'ennemi ; il vit les troupes en déroute, la milice jetant ses armes, la population terrorisée et éperdue, fuyant en troupeaux, les Alliés ivres de fureur se ruant au pillage, au massacre et à l'incendie; et lui, Joseph, maudit dans l'histoire pour avoir, par intérêt dynastique, voué d'un cœur léger Paris à la destruction !

Le roi assembla aussitôt le conseil de défense,

L Lettres de Peyre et de Uallia.

moins sans doute pour y chercher des a\âs énergiques que des encouragements à la reddition. Il y avait là Clarkc, îlullin, les ministres de la marine et de l'administiatioQ de la guerre, le premier inspecteur du génie, Maurice Mathieu, Allent, d'autres encore. Depuis un mois, tous ou presque tous désespéraient, et l'exlrême péril ne ranima pas leur courage. D'un avis unanime, dit-on, le Conseil reconnut la nécessité de la capitulation*. Joseph chargea deux de ses aides de camp — l'un était le général Strolz — de porter ce billet, écrit en double original, aux maréchaux Marmont et Mortier' : « Si M. le duc de Raguse et M. le duc de Trévise ne peuvent plus tenir leurs positions, ils sont autorisés à entrer en pourparlers avec le prince de Schwarzenberg et l'empereur de Russie qui sont devant eux. Ils se retireront sur la Loire '. »

I. D'après le récit de Peyre et de Hall in. le roi n'anrait pas assemblé le conseil et se serait décidé de lai seul. L'anteur des Mémoires du roi Joseph (X, 23) afrirme qu'il j eut coase:!, et la cbose parait %-raiseinblable.

t. Ni Pejre ni Hollin ne parlent du billet adressé il Mortier. Peyre parle sealeuent da billet poar Marmont auprès duquel il accompagna l'aide de camp da roi sur l'invitation de celai-ci. Joseph désirait qae Pejre répétlt au duc de Ra^se ce qu'il lai arait dit à lui-même. II parait certain d'ailleurs qu'un billet fut également envoyé k M''>rtier; mais tandis que le duc de Raguse reçut cet ordre vers 1 heure de lapres-midi, le duc de Trévise, cependant beancoap plos rapproché de Montmartre, ne le reçut qu'après 5 heures du soir.

3. Dans les Mémoires d' Marmont et dans les Mémoires d'un homme d'Etat (t. XIIj ce trop fameux billet porte : ■ Montmartre, 10 heures du malin. « De mAme Fabvier dit dans son Journal qne Marmont reçut le billet à 11 heures et demie. Dans les Événements de 1814 par im aide de camp du roi Joseph et dans les Mémoires du roi Joseph, ce billet est daté : ■ Montmartre, midi un quart. » Cette heure de midi un quart a prévalu dans l'opinion de presque tous les historiens (Tbiers cependant évite de prononcer). Nous pensons en effet que la date de midi un quart doit être adoptée de préférence à celle de 10 heures, et cela pour cette raison que Peyre qui avait quitté le czar k 8 heures et demie (Peyre dit 9 heures et demie, mais il est contredit sur ce point parOrlo v et Danile vsky) ne put aller de Bondy k Pantin, de Pantin k la place Vendôme et de la place Venddme au sommet de Montmartre, en moins d'une heure et demie. Il faut aiKsi compter le le.'nps que prirent nécessatreinent le rapport verbal de Peyre, les hésitations de Joseph. la séance du conseil, si courte qu'elle pût être. Ainsi, de l'instant ou Peyre quitta le caar k bondy k celui où Joseph le chargea d'accoiapa^er le général Strolz, il dut s'écouler au moins trois heares. Conséquemment, ce ae put être avant 11 heures trois quarts ou midi que le roi écrivit.

Au reste la foestioB horaire, sur laquelle on • longuement discuté poor

Quelques instants plus tard, le lieutenant général de Tenapereur, abandonnant Montmartre, prenait le premier le chemin de la Loire*.

Tant de raisons qu'eût Joseph pour se persuader que la résistance était impossible, il se résigna cependant bien vite à ne la point prolonger. Avant d'envoyer à Marmont cet ordre démoralisant, au moins devaitil attendre que l'investissement du nord de Paris, qui commençait à peine, fût achevé, et que le plateau de Romainville, oùles défenseurs se maintenaient encore avec avantage, fût au pouvoir de l'ennemie Surtout

condamner ou excuser Joseph, importe beaucoup moins qu'il ne le semble. Entre 11 heures et raidi, Marmont n'était pas plus compromis qu'à 10 heures. Le duc de Raguse occupait encore sa première position, sa droite à Malassise, sa gauche au bois de Êomainville et il n'avait encore en présence, lui dont les troupes s'élevaient (y compris les divisions Boyer, Michel, Ledru, Compans et Vincent) à 13000 hommes, que les 12500 hommes de Rajewsky et les 1500 cuirassiers de Kretow.

1. Marmont (lettre à Napoléon, 31 mars, 4 heures et demie du matin. Arch. nat., AF. rv, 1670; dit que Joseph quitta Montmartre à midi. Peyre dit implicitement à midi et demi. II semble que le roi ne se mit en route qu'entre 1 heure et 1 heure et demie. A deux heures, en tout cas, il n'y avait plus persou'ie sur la butte des Cinq-Moulins. Joseph se retira parles boulevards extérieurs, la barrière du Roule et le bois de Boulogne d'où il se dirigea sur Versailles et Rambouillet. Cf. Miot de Melito, 111, 356 et Uovigo, VU, 20-22.

2. D'après de Nombreux témoignages {Événements de 1814 par un aide de camp du roi Josfph, 1&7 ; Biographie de Joxeph-Bonaparte, 69;Rovigo, VII, 12; BourrienDe,X, 15, etc.. Journal d'un officier anglais. 96), témoig/' «ges qui ont imposé à trop d'historiens français, plusieurs officiers de l'état-major de Joseph auraient rapporté au roi les nouvelles les plus alarmantes du duc de Raguse; AUeut, qui suivait avec la longue-vue les opérations du plateau de Romainville, aurait déclaré que la situation était désespérée; enfin Marmont lui-même aurait envoyé un billet, tracé au crayon, portant qu'il était impossible de prolonger la résistance et demandant l'autorisation d'entrer en pourparlers.

Sans doute, le roi dut dépêcher des officiers afin de savoir ce qui se passait à l'est de Paris. Mais ces officiers ne purent rapporter à midi que ce qu'ils avaient vu vers 11 heures, c'est-à-dire Marmont n'ayant pas perdu un pouc« de terrain, contenant et attaquant niénie l'ennemi qui se trouvait encore eu forces égales aux siennes. Quant à la légende du commandant Âllent, suivacl de Montmartre, avec une longue-vue, les mouvements des troupes sur le pi» teau de Romainville, il suffit pour en faire justice de comparer les deux alti tudes. Do même, qui pouvait voir vers 11 heures, de la Viarrière du Trône, les têtes de colonnes du prince de Wurtemberg, lesquelles à cette heure-U débouchaient à peine de Neuilly-sur-Marne?

Enfin Marmont ne reconnaît nullement avoir fait dire au roi que la situation était critique Loin de là, il prétend {Mémoires, VI, 247), et Fabvier {Journal du 6* corps) «u témoigne, qu'au reçu du billet de Joseph, bien qu'il eiît

quand la bataille est la fin du duel, la suprême et dernière rencontre oùsedécidentirrévocablemept Icsdestins de la patrie, ce n'est pas au « deuxième moment » de l'action, pour employer le mot technique, et quand pas un pouce de terrain n'a env^ore été cédé, que l'on donne l'ordre de parlementer au cas où les positions ne seraient plus tenables. Puisque la veille on s'élait résolu à défendre Paris, il fallait que la défense ne se réduisît pas à un glorieux et meurtrier simulacre; il fallait qu'elle fût sérieuse et pût devenir efficace. U suffisait pour cela de résister vingt-quatre heures *, c'est-à-dire sept heures, car il était midi, et, vraisemblablement, la nuit interromprait la lutte. Joseph eut peut-être raisonde croire que l'on ne pourrait pas tenir ces sept heures en dehors de l'enceinte, mais il eut tort de se laisser intimider par les menaces du czar que Peyre lui rapporta : « Si l'on nous oblige à forcer l'enceinte, avait dit Alexandre, nous ne serons plus

perda la position qu'il occupait à Vheure où écrivait le roi. il envoya Fabvier à Montmartre pour dire ceci : ■ Si le reste de U ligne n'est pas en plus mauvais état que notre côté, rien ne presse encore de prendre ce fatal parti. Nous avons l'espoir d'atteindre la nuit qui pourra apporter quelque changement important à nos affaires. >• Mais, ajouta Fabvier, > le roi n'était plus à Montmartre. > Le témoignage de Fabvier nous paraît difficile à récuser, d'autant que ces paroles sont conârmées par les faits : l*à 1 heure, la situation, biea que plus compromise qu'à U heures, n'était point désespérée; 2* Marmont qui reçut le billet de Joseph vers 1 heure ne se décida à parlementer qu'à 4 heures. S'U eiit sollicité dès 10 heures l'autorisaucn de capituler, il n'eût pas attendu •i longtemps pour s'en servir.

1. • Si l'on eût été fermement décidé à défendre la ville à toute extrémité, on eiît pu arrêter les armées alliées un ou peut-être deux jours, et permettra a NarirtlAon d'arriver. » Plotho, Der Kriei/ in Frankreieh, III, 40î. — ■ Si nous eussions perdu un seul jour et que Napoléon n'en eftt pas perdu deux, il aurait eu le temps d'entrer dans Paris, ija présence et la terreur qu'il inspirtàt mcore eussent sans doute doublé les forces de la défense. La bataille eût kté plus balancée, plus meurtrière, Paris eiït pu éprouver un sort funeste. Peut-être aussi aurions-nous été repoussés ou tout au moins retardés as'es pour que l'armée de Fontainebleau fût arrivée à Paris. i4/or.t -otre position eût été fort incertaine. Mémoires de Langeron. Arch. des affaires étrangères, Russie, 25. — « Si Pari" eût tenu, les armées ennemies prises en queue par r»"mée impériale, auraient été oblijjfées de se retirer avec perle. • Lettr* du murf'chal Soult, citée dans le Àloniieitr da Î3 janvier 1811, — Cf. Daai« lewaky, II, 142, 143.

maîtres d'arrêter les troupes. » Soit calcul, soit emportement, les paroles du czar avaient dép.issé sa pensée. Jies ordres les plus précis et les plus formels étaient donnés aux commandants de corps d'armée de ne point chercher à forcer les barrières. L'empereur de Russie les rendait responsables « si un seul de leurs soldats pénétrait dans Paris' ».

Pendant que Joseph sonnait à Montmartre le glas de l'empire, les vaillants dont il décidait le sort continuaient intrépidement la lutte. A midi — à midi seulement— les premières réserves russes et prussiennes de Barclay de ïoUy entrèrent en ligne*. Jusque-là, Marmont n'avait eu devant lui que les 13 000 hommes du corps de Rajewsky*. Barclay porta à Romainville et à Montreuil les 9000 grenadiers russes des généraux Tzokolow et Paskéwitsch et dirigea sur Pantin la garde royale prussienne. Cette magnifique troupe, présentant un effectif de 4000 fusils et n'ay«nt pas été engagée depuis le passage du Rhin, brûlait de combattre; elle entra dans Pantin au pas de charge et en débusqua vivement les soldats de Boyer et de Sécrétant. Le village nettoyé, le général Aloberstern voulut mener plus loin son succès. En vain le prince Eugène lui représenta les dangers qu'il y avait à s'aventurer dans le vallon, il forma ses troupes en trois colonnes qui débouchèrent simultanément de Pantin. Aucune n'alla loin. Fusillés de front par les feux de bataillons de Sécrétant et mitraillés d'écharpe par les batteries du Rouvroy et de Pré-Saint-

1, Mémoires de Langeron, Arch. des atfaires étrangères, Russie, 25, Cf. Danilewsiiy, II, 142; Bogdanowitsch, II, 190.

2, Journal de Barclay de Tolly. Cf. Schels, II, 193.

3, Uivisions Helfreich et Meazenzow, moins une brigade à Pantin (sous 1« prince Gortschakow) , 4 000 hommes ; divisions Schachowskoî et Pischnisky (sous le prince Eugène de Wurtemberg), 7 200 hommes. La cavalerie df Pahlea, 1400 hommes, obsarvaii la gauche. Les cuirassiers de Kretow, 1500k.ouuaari étaient à Pantin avec une brigade de la division Helfreich.

Là bataille de paris. 499

Gervais, les Prussiens s'arrêtèrent net so\is cette nappe de fer et de plomb, qui abattit sept cents hommes. Les projectiles passaient si drus que tous les arbres de la route furent coupés et qu'il n'en resta pas un tronc où Ton ne put compter huit ou dix traces de balles. Rentrés dans le village, les Prussiens tentèrent une seconde attaque ; mais salués de la même façon, ils se replièrent de nouveau, après avoir perdu plusieurs centaines d'hommes*.

Sur le plateau, entre midi et une heure, les attaques de l'ennemi avaient plus de succès. Renforcées par les 4500 grenadiers de Tzokolow, les deux divisions que Rajewsky avait sous son commandement immédiat reprirent l'offensive et refoulèrent les soldats de Lagrange au sommet du plateau*, tandis que le prince Eugène, atterrissant enfin sur les premières crêtes avec les deux autres divisions, délogeait du bois de Romainviile les fantassinsde Compans et deLedru Desessarts. En même temps, la colonne de Paskéwitsch (4 500 grenadiers) filait par le chemin de Montreuil, chassait de ce village les deux bataillons de grand'garde et venait menacer, à Malassise, puis à Bagnolet, où elle s'était retirée, la division du duc de Padoue. Au sud de Charonne, la cavalerie du comte Pahlen débordait la ligne des escadrons de Bordesoulle et du général Vincent, rappelé sur ce point dès huit heures du matin par ordre de Marmont, et allait les charger de flanc lorsque le feu de la batterie, établie à la butte de Fontarabie, l'arrêta dans sa manœuvre. Vivement pressé sur son front et fortement menacé sur sa droite, Marmont rrai-

1 . Mèawiret tbi prince Eugène de Wurtemberg, ni , 283-284 ; Journal dm prisonnierangtais, 93. Cf. Schels, II, 196-197. — Dans cette joarnéo, la garda royale prussienue perdit 1 353 hommes, doot plus de 50 officiers.

2. U après les rapports, il semble que la di»isioQ Lagranga te trouvait alors reioulée au poiot coté 117 sur la carw do l'État-Major,

gnait de voir sa retraite compromise. Il replia ses troupes pour leur faire prendre une position en arrière. Le duc de Padoue se porta au parc Saint-Farge.au et à la tète de î\Iénilmontanl;Lagrange et Ledru, dépassant dans leur marche rétrograde la réserve de Ricard, toujours postée dans le parc de Brière, reformèrent leurs troupes sur la butte Beauregard ; la division Compans s'établit au sommet de Pré-Saint- Gervais, dont les deux brigades de Boyer occupaient toujours les rampes '.

Le mouvement do retraite des Français qui, la plupart déployés en tirailleurs, se replient par petits groupes, enhardit l'ennemi à une poursuite vigoureuse. La division Pischnisky et les cuirassiers de Kretow, rappelés de Pantin, ofl ils ont fait si piteuse besogne, s'élancent en même temps à la charge. Pour permettre à ses troupes désunies de se rallier, Marmont se porte en avant à la tête d'une des brigades de Ricard. Une batterie établie près du bois de Romainville ouvre le feu à petite portée. La mitraille brise la faible colonne. Tous les Français se retirent en désordre — en pleine déroute, disent les rapports russes — mêlés aux cuirassiers qui sabrent et aux fantassins de Pischnisky qui jouent de la baïonnette. Arrighi, duc de Padoue, est blessé, le général Clavier est faif prisonnier. Marmont lui-même court risque d'être cerné, lorsque le colonel Ghensener, ralliant deux cents hommes, débouche du parc de Brière. que fuyards et vainqueurs ont dépassé, et tombe à l'arme blanche sur les Russes. Pris à dos, ceux-ci se troublent et battent en retraite à leur tour. Ainsi

1. Journal de Barclay de ToUy. Arch. de Saint-Pétersbourg. Journal de Bovar de Rebeval. Journal de Vincent. Arch. de la guerre. Cf. Mémoires de Marmont, VI, 243; Journal de Faboier, 68. Comme nous l'avons déjà dit (noie i de la page 4î<9), Marmont «t Fabviar «atidatent d'une heure le mou« Tflmeat offensit des Russes.

LA BATAILLE DE PARIS. »0l

dégagés par la résolution d'un seul homme et la vaillance de deux cents, les cinq divisions françaises s'établissent, sans être inquiétées, dans les nouvelles positions'.

C'est à cet instant, vers une heure un quart, que Marmont reçut le biJlet de Joseph, l'autorisant à entrer en pourparlers. Bien qu'ayant déjà perdu beaucoup de terrain depuis que le roi avait écrit, Marmont enivré par le combat ne désespérait point. Il croyait, dit-il, pouvoir prolonger la résistance jusqu'à la nuit. Il dépêcha au roi un aide de camp qui n'arriva à Montmartre qu'après le départ de celui-ci, et il se prépara à repousser d'autres attaques *.

Barclay de ToUy lui donna un peu de répit. Le

1. Journal de Barclay de Tolly. Mémoires de Marmont, VI, 243-244. Journal de Fabvier, 68-71. Cf. Schels, U, 195-196.

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