‹ 1814Chapitre 15 sur 178 · Mém. de Ségur, VI, 416 ; Pougiat · texte numérisé non relu

Mém. de Ségur, VI, 416 ; Pougiat

qui habitait, non loin d'Essoyes, une grande maison isolée donna à coucher à soixante Cosaques après les avoir eni\Tés. La nuit venue, elle réunit ses domestiques et se faisant aider par eux, elle mit le ieu à sa propre demeure '. Près de Bar-sur- Ornai n, les paysans massacrèrent un général prussien resté, en arrière avec une petite escorte ^ Un garde-chas.3e de Sauvage, nommé Louis Aubriot, avise en face de sa maison quatre dragons prussiens dont deux sont descendus de cheval. Il sort armé, abat de ses deux coups de fusil les deux cavaliers et tombe à coups de crosse sur les deux autres dragons, qui restent à demi assommés. « Les quatre chevaux et trois prisonniers sont près de moi, écrit le général Vattier; l'autre dragon est mort'. » — Un contre quatre! Horace conquit à moins sa renommée. — L'Egorgeur de Vailly (c'est le surnom que garda un manouvrier du village, ancien soldat d'une force herculéenne) ne s'attaquait qu'à trois homme? à la fois. Il s'offrait pour guide aux Alliés égarés, quand ils n'excédaient pas ce nombre, et il les tuait chemin faisant. Une servante de Presles éventra avec sa fourche deux Cosaques endormis dans une grange. A Crandelain, les habitants assaillirent pendant la nuit un poste de Cosaques et les exterminèrent*. Long-

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