‹ 1814Chapitre 16 sur 178 · Petiet, Jottmal du 5* eorpt dé eacalerie · texte numérisé non relu

Petiet, Jottmal du 5* eorpt dé eacalerie

î. Rapport à B«rthier, 6 mars. Arch. naC, AF., rr, 1667.

3. Vatiier k Napoléon, Gandelop, 25 féTiier. Arch. nau. AP., ir, 1668.

4. Flecry, 107, 316, 332, 323; et traditioos locales. — Comme on ferait ao volama entier avec les traiu de férocité des alliés, on en ferait an antre aTec le» actes de représailles des paysans, soaTent non moins féroces. Dans la nuit du 7 aa 8 mars les habitants de Pai«y, d'Aill«-s et d'Ouiches, hommes et femmes, ache- Tèreot les blessés rosses sur le plateau de Craoane. Il faat dire, non poor eicuser ce hideux massacre, mais pour expliquer la colère T.»ngeresse qui rïQspira, qoe l'aTant-TeilIe, k l'approche des Cosaqnes. ces mêmes pajsans avaient abandenné leurs villages et s'étaient réfn^és dans 1rs carrièrss de la montage. Les Cosaques les enfumèrent comme renards en terrier. OWLce à on paits d'aératîoa, les adultes purent résister à Tasphyxie, mais plosiean •ofanu Dérireat étoofféa.

temps dans le Laonnois, les paysans ne voulurent point boire l'eau des puits oh tant de cadavres avaient été cachés.

Les officiers alliés prisonniers avouaient que leurs soldats étaient terrifiésparliprise d'armes despaysans, « les Prussiens surtout qui avaient l'expérience de ce que peut produire l'exaspération patriotique* ». Les détachements ennemis n'osaient plus cantonner dans les villages; ils se faisaient apporter les réquisitions au bivouac. Dans la peur des habitants, des soldats restés en arrière vinrent se rendre prisonniers aux avant-postes français^. Les bois, les lisières des forêts, les bords des rivières et des étangs, les chemins encaissés, devenaient des coupe-gorge. Des bandes de dix, de vingt, de cinquante, de trois cents individus armés de fusils de chasse, de fourches, de haches, se tenaient en embuscade, prêts à se jeter sur les détachements, prompts à fuir en se dispersant si passaient des colonne<3. « Il fallait, dit un historien allemand, des escortes considérables aux convois et cent cavaliers pour accompagner un courrier*. » Malheur aux traînards, aux isolés, aux vedettes, aux patrouilles; aux convoyeurs ! La chasse était ouverte.

1. Rapports d'officiers russes prisonniers. Corbény, 7 mars. Arch. nat., AF., rv, 1668. Cf. Rapport de Sioa à Clarke, 2 mars. Arch. de la guerre. Journal de Langeron, Arch. de Saint-Pétersbourg, n' 29103.

2. Rapport k Clarke du capitaine Sion chargé d'accompagner les courriers anglais. 2 mars. Arch. de la guerre. Bassano à Caulaincourt, Guignes, 16 février. Arch. des affaires étrangères, 668.

3. Richter, Geschichte des deutschen Freiheitskrieges, III. 254. — Richter a consacré un chapitre à ce qu'il appelle la guerre des Partisans. Cf. Journal de Langeron. Arch. de Saint-Pétersbourg, et les proclamations de Bliicher, L,aon, 13 mars; de Schwarzenberg, Troyes, 10 mars ; de Turpin -^ transfuge français nommé par les Alliés préfet provisoire de la Marne — Châlons, 17 février, Arch. nat., AF"., iv, 1663, etc., etc., toutes remplies de menaces contre les paysans qui prennent les armes.

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