LA COUR-DE-FRANCK
Au point du jour arrive un courrier du duc de Vicence. 11 annonce que la capitulation a été signée à deux heure* et que les Alliés entreront à Paris dans la maiinée'. Peu après revient le général Flahaut, avec celle lettre de Marmont : « Sire, le général Flahaut m'annonce la présence de Votre Majesté à Villejuif. Il m'a demandé si je croyais que les Parisiens fussent disposés à se défendre. Je dois dire à Votre Majesté la vérité tout entière. Non seulement il n'y a pas de disposition à se défendre, mais il y a une résolution bien formelle de ne point le faire. Il paraît que l'esprit a changé du tout au tout depuis le départ de l'impéralrice; et le départ du roi Joseph à midi et de tous les membres du gouvernement a mis le comble au mécontentement. Je ne puis plus douter que, quelque efTort que l'on fît, on ne pourrait tirer aucun parti de la garde nationale pour combattre... A cinq heures, je mets mes troupes ea mouvement, afin qu'elles n'aient pas sur les bras, après neuf heures, la cavalerie qui aurait pu passer au pont de Sèvres pour nous inquiéter dans notre marche*. »
Le maréchal Marmont exagérait en mal l'état des esprits. Il y avait toutefois dans ses paroles beaucoup de vérité. La veille, le matin encore, dans l'après-midi même, l'arrivée soudaine de Napoléon
de donte que dans la nuit dn 30 au 31 mars, remperear était tout prêt à traiter, comme d'uilleurs il était déjà prêt à traiter dans la journée du 25 mars ainsi qu'en téinoigueni du reste les leiirea de Caulaincourt à Metiernich et la lettre de l'empereur remise à Weissemberg. Au sujet de la sincérité d« la mission de Caula ocourt auprès du czar, voir Marmont. VI, 252. la lettre -e Si«€wart à lord Batborsi, Paris, 1" arril, danit la Carretpondtmce de Castlereagh, V, 417.