Lettre circulaire de Dupont, 8 avril. Arch. de la guerre
3. Registre de Belliard, 10 avril. Arch. delà guerre. — Belliard, d'ailleur» resta à Fontainebleau, le dernier des grands divisionnaires de l'empire. U était présent aux adieux de Napoléon À sa sard4,
l'abdication. 637
bas les traîtres! A Paris 1* » Le jour des adieux, ces mêmes hommes ne criaient plus : Vive l'empereur I mais leurs yeux où roulaient les larmes, leur sombre silence,rompu par des sanglots quandNapoléon embrassa l'aigle vaincue, disaient leur amour et leur douleur. Le 8 avril, à Orléans, les soldats envahirent la ville, proférant des menaces, poussant des acclamations et forçant les habitants terrorisés à répéter leurs vivats. Le 9 avril, à l'entrée de l'impératrice qui arrivait de Blois, le 13 avril encore, les mêmes scènes se renouvelèrent. Le 9 avril, le maire de Clermont-Ferrand ayant proclamé lesBourbons et faitpar la villeune marche avec le drapeau blanc, la garnison sortit des casernes, dispersa le cortège et brûla le drapeau sur la grande place. Le surlendemain, on chantaitun7(e/)ez/m, le drapeau blanc placé sur l'autel. Des chasseurs entrent à cheval pendant l'office, enlèvent le drapeau, le traînent par les rues*. ABriare, une division d'infanterie répandit la terreur dans toute la contrée par ses menaces contre les partisans du nouveau régime. Dans la 19" division militaire (Lyon), les troupes méconnaissaient l'autorité des chefs. Chaque jour c'étaient avec les soldats alliés, dont les cantonnements étaient proches, des rixes particulières qui menaçaient de devenir générales'. Le corps du maréchal Augereau était disposé à se mutiner; on craignait que le passage de l'empereur ne déterminât la sédition. Tous les régiments furent cantonnés dans des villes et des villages éloignés de la grande route*. A Rennes, à Laval, à Cherbourg, à Orléans, à Tours, à