Plotbo, m
t. Corrttpondanee de ffapoUnn, îl 314, et lettre de Berthier à Schvarxenber^, Nogent, îî février, ciiée eo oote an torae XXVIl He la Correspondance- — Il sera reparlé de la lettre de Tempère ir au chapitre suivant
3. Schwarxeoberg à Berthier, Troues. Î3 février. Arch. uat. AK . l», 1«9.
4. Bot{daiiOwitsch, I, 271. Cf. Jomini. U. 241 et Floiho, UI, 231.
de leur chef, et ne dissimula rien de la situation embarrassée où se trouvaient les Alliés. Mis par ces confidences en humeur de causer, l'empereur demanda s'il était vrai que la guerre fût devenue dynastique et que les souverains eussent Je projet de rétablir les Bourbons. A ces questions, et à de légitimes représentations sur la présence des princes tolérée en France, Lichtenstein répondit que tous ces bruits étaient faux, que l'Autriche ne se prêterait pas à de pareilles combinaisons et que d'ailleurs les souverains ne poursuivaient qu'un seul but : la paix. Plus ou moins confiant en ces assurances, sincères sans doute, mais données par un homme peu clairvoyant, l'empereur congédia Lichtenstein en lui promettant d'envoyer dès le lendemain un officier général aux avant-postes pour négocier l'armistice 1.
Troyes, où l'empereur comptait le jour même entrer sans coup férir, était encore occupée par une partie du corps de Wrède. Au moment de l'assaut, ce général envoya un billet à Napoléon, portant qu'il évacuerait la ville le lendemain matin, mais que si l'attaque n'était point suspendue à l'instant, Troyes serait incendiée. L'empereur n'hésita pas à sacrifier au salut de Troyes la destruction des Bavarois . Il fit cesser le feu et coucha au faubourg des Noues ^ L'enthousiasme qui éclata à son entrée dans la ville, le matin du 24 février, fit contraste avec l'accueil glacé et presque méprisant qu'il avait reçu vingt jours auparavant. Les forfaits des Alliés et ses récentes victoires avaient changé et transporté les esprits. Jamais aux retours triomphaux d'Austerlitz et d'Iéna, les acclamations n'avaient été plus nombreuses, plus
1. Pam, 126-128. Cf. Bogdanowitsch, I, 262 qui se plaint que Licbtensteis ait par ses paroles donné trop de conflance à Napoléon.