Fain, 131 ; Poa^at, 256, 399; Bogdanovitsch, I
sincères, plus ardentes. L'empereur put à peine se frayer passage. « C'était à qui presserait ses bottes et baiserait ses mains *. » A ces cris de : « Vive l'empereur I » se mêlèrent les cris : « A bas les traîtres ! » Pendant le séjour des souverains, deux ex-émigrés, le marquis de Vidranges et le chevalier Gouault, non contents de porter la cocarde blanche et la croix de Saint-Louis, et, raconte-t-on, de fouler aux pieds en pleine rue, sous les yeux des Prussiens, un drapeau tricolore, avaient fait imprimer à mille exemplaires la proclamation de Louis XVIII et l'avaient distribuée par la ville. En outre, ils avaient présenté au czar une adresse ayant pour objet le rétablissement des Bourbons. Vidranges; le plus compromis, avait quitté Troyes afin de se rendre près du comte d'Artois. Son complice, Gouault, paya pour tous deux et pour bien d'autres, plus coupables encore. Dénoncé par la clameur publique, il fut arrêté, déféré à une commission militaire et fusillé, sur la place du marché au blé, moins d'une heure après le prononcé de la sentence. Le chevalier Gouault mourut en brave, la croix de Saint-Louis sur la poitrine, criant : « Vive le roi ! » et commandant le feu. On dit que son exécution précipitée empêcha l'empereur de lui faire grâce ^
Les Alliés n'avaient demandé un armistice qu'afin de gagner quelque relâche ; ils espéraient que les hos-