POSITIONS DES ARMÉES LE 26 FÉVAIER
les convois, donnaient la chasse aux fuyards et aux isolés'.
Au sud, Augcreau qui avait 28 000 hommes à l'armée de Lyon * s'était enfin décidé à prendre l'offensive contre les 20 000 Autrichiens de Bubna et de Lichtenstein. Il avait formé deux colonnes de ses troupes. Celle de gauche, commandée par Pannetier et Musnier, avait rejeté l'ennemi au delà de l'Ain, tandis que celle de droite, commandée par Marchand, se portait sur Genève qu'elle était, le 26 février, au moment d'investir. Augereau avait l'ordre exprès de reprendre cette ville et d'aller s'établir sur la route de Bâle à Langres, afin de couper la ligne de communication de l'armée de Schwarzenberg', — magnifique mouvement conçu par l'empereur et qu'il ne fallait qu'un peu de résolulion et de promptitude pour exécuter à coup sûr.
En Espagne, le maréchal Suchct avec 15 000 hommes concentrés à Figueraset environ 23 000 hommes occupant Barcelone, Sagonte, Tolède et autres places, tenait en respect les ooOOO Anglo-Espagnols de lord Bentinck et de Copons. Il n'attendait que la ratification du traité de Valençay par les Cortès pour ramener en France ces troupes d'élite, bronzées au feu de cent combats*.
De ce côté des Pyrénées, les 45 000 soldats de Soult, massés à Bayonne et à Orlhez, contenaient derrière l'Adour et les deux gaves la grande armée du duc de
1. Correspondanc» des préfets, féTrier et mars. Arch. nat, F. 7, 3408* et 1418». — Sur la guerre des pajrsana voir lea documentA cités, pp. 54 à S8 <le « 1814 *.
î. Situation de l'armée de Lyon un 12 férrier. Arch. de la gtierre. — Sur cM 28000 hommes. 3728 gardas nationaux resifereot à Lyon.
3. Ciarke k Augerpau, 13, 18 et 22 février. Arch. de guerre. Corrttpondanee de AapoUon, 21243. Plotbo. III. 25-V237, «t annexes, 71-73.
4. Corretpondanre de Napoléon, 21097, 21213. Koch, II, 309-315. Situation» (tfmées d'Espagne) et éut sommaire des troupes franc«isas «a «vrii 1814. Arch. de la guesre.
Wellington, forte de 72 000 Anglais, Espagnols e\ Portugais'.
Au delà des Alpes, le prince Eugène, à qui Tempereur venait d'envoyer l'ordre de se maintenir en Italie, occupait la ligne du Mincio. Avec 48 000 combattants, il contraignait les 75 000 Autrichiens du feld-maréchal de Bellegarde à garder la défensive et les Napolitains de Murât à battre en retraite*.
Sur les anciennes frontières du Nord, le général Maison et ses 15 000 hommes' imposaient aux 30 000 Allemands et Prussiens du prince de Saxe Weymar et du général Borstell , par une habile guerre de chicane, ne livrant que des combats partiels, toujours en mouvement, reculant un jour, le lendemain reprenant l'offensive. A Maëstricht, à Berg-op- Zoom; à Anvers que défendait Carnot, dans les forts du Niew-Diep que défendait l'amiral Verhuell, on répondait à coups de canon aux sommations des Anglais de Graham, des Saxons de Yalmôden et des Hollandais du prince d'Orange*.
1. Correspondance de Napoléon, 24097, 21365, 21097. Situations {armées d'Espagne) et état sommaire des troupes françaises en avril 1814. Arch. de la guerre.
2. Rapport de Tascher de la Pagerie reproduit dans la Correspondance de Napoléon, XXVII, 192-193. Koch, II, 163, 197. État de situation des armées, au 15 février. Arch. nat., AF., iv*, 883.
A la fin de janvier et au commencement de février, Napoléon avait fait passer à plusieurs reprises au prince Eugène l'ordre d'évacuer l'Italie, mais-, après la victoire de Montereau, il lui envoya contre-ordre par une lettre que ' porta Tascher de la Pagerie.
3. Dans la lettre du 19 février (Arch. Nat., AF., rv, 1 669), Maison ne porte son effectif qu'à 11617 hommes. Mais ce général oublie de dire qu'il est au moment de recevoir des renforts de Lille où les dépôts comptaient 19 780 hommes. Situation du 15 février. Arch. nat., AF., rv*, 883.
4. Cf. Correspondance de Napoléon, 21 089, 21 328. Moniteur du 24 février. Plotho, III, 200-201. Bogdanowitsch, I, 222-225 et 423-425.
Troupes alliées opérant dans les Pays-Bas : Saxe-Weymar: 23350 hommes (toutes ces troupes d'ailleurs n'étaient pas encore en ligne à la' fin de février). Brigades Borstell et Zeliensky (du corps Biilow entré on France avec 16 900 hommes au lieu de 30000) : 13 000. Graham: 8000 hommes. Valmôdea : 15000 hommes. Prince d'Orange : milices.