‹ 1814Chapitre 26 sur 178 · Corretpondanee de Napoléon, ?1 062 et îl · texte numérisé non relu

Corretpondanee de Napoléon, ?1 062 et îl

I. Corretpundanee. 21062. Cf. SI 063. • ... C« qni serait demandé aa delà dea bases de Francfort est donc repoussé par le fait métne que ces bases ont été od'ertes par t<'>aa les cabinets et loénie par I Angleterre... >

3. L'Âotjleterre était représentée en outre pur lor^ Caibc«rt et lord Aberdeflq.

laincourt à tout accepter. Dans la première séance, on se contenta de s'ajourner au lendemain*. Le 5 février, les plénipotentiaires alliés exposèrent qu'ils étaient chargés de traiter de la paix au nom de l'Europe ne formant qu'un seul tout; qu'ils ne traiteraient que conjointement; enfin que le code maritime n'entrerait pas dans la discussion. Caulaincourt adhéra à ces préambules et demanda que le fond du débat fût immédiatement abordé. Mais, soit que la chose fût exacte, soit plutôt qu'il voulût gagner du temps, Razumowsky objecta que ses pouvoirs n'étaient pas en règle. La conférence fut remise au lendemain, mais à cause d'un second retard dans la régularisation des pouvoirs de Razumowsky, le congrès ne se réunit à nouveau que le surlendemain*. Les Alliés déclarèrent que la France devait rentrer dans les limites qu'elle avait avant la Révolution, « sauf des arrangements de convenance réciproque sur des portions de territoire au delà des limites de part et d'autre »," et qu'elle devait abandonner toute influence hors de ses frontières futures. Le duc de Vicence ayantfait remarquer combien ces conditions difi'éraient des propositions de Francfort, Razumowsky et Stadion eurent l'audace de dire qu'ils ignoraient que les cours alliées eussent jamais fait ces propositions à l'empereur des Français. Invoqué en témoignage, Aberdeen éluda la question*.

On a dit et répété que ce jour-là, Caulaincourt, muni de pleins pouvoirs, tint entre ses mains la guerre et la paix. S'il eût accepté dans l'instant les propositions des Alliés, tout extraordinaires qu'elles devaient

1. Protocole du 4 février. Arch. des affaires étrangères, fonds France, 668.

2. Protocoles des 5 et 7 février. — Dans sa lettre à Napoléon, du 5 février, Caulaincourt se plaint très vivement de Razumowsky.

3. Caulaincourt à Napoléon, 8 février. Arch. des affaires étrangère», 668; •t orotocole du 7 février.

lui paraître, les hostilités eussent été arrêtées '. La vérité est, au contraire, que, le 7 février, le duc de Vicence ne se sentait pas investi de pouvoirs assez étendus pour signer un pareil traité, et cela sans discussion, en quelque sorte les yeux fermés '. 11 avait, c'est vrai, reçu la lettre du 4 février où Napoléon vaincu à la Rothière lui disait : « Aussitôt que les Alliés vous auront communiqué leurs conditions, vous êtes libre de les accepter ; » mais où il ajoutait : « ou d'en référer à moi dans les vingt-quatre heures' ». il avait reçu la célèbre lettre du duc de Bassano, du 5 février : « Sa Majesté me charge de vous dire qu'elle vous donne carte blanche pour conduire les négociations à bonne fin, sauver la capitale et éviter une bataille où sont les dernières espérances de la nation*.» Mais le jour même où « cette carte blanche » arrivait à Caulaincourt, il lui arrivait aussi une nouvelle lettre de l'empereur : « Vous devez accepter les bases si elles sont acceptables, écrivait Napoléon, et dans le cas contraire, nous courrons les chances d'une bataille et même de la perte de Paris et de tout ce qui s'ensuivra*. »

Ces ordres contradictoires, la réception simultanée de la carte blanche de Bassano et de la lettre de Napoléon où il était question de « conditions acceptables »; devaient étrangement embarrasser le duc de Vicence. Toutefois ses incertitudes ne pouvaient longtemps dii-

1. Note da dac de Bassano, citée par Ernouf, Maret. due de Bastano, 62â-<26 ; PoM de rHéraaIt, Congrès de ChàtiUon. 361-366.

2. Caulaincoart à Bassano, Chàtillon, 6 février, k Napoléon, 8 février. Arch. des affaires étrangères, 668.

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