SITUATION CRITIQUE DE BLUCHER
pour marcher rapidement à son secours, il les divisait et les portait dans des directions opposées. Tout cela n'était pas fait pour modifier le plan de retraite. Le feld- maréchal maintintsesordres, et, versonze heures, il se rendit à Buzancyponr décider du point oti devait être jeté le pont de bateaux.
Le siège de Soissons au moment d'être levé, le corps de Biilow établi de l'autre côté de l'Aisne, les troupes de Winzingerode prêtes à se disperser sur la rive droite et sur la rive gauche de cette rivière, l'armée de Silésie battant en retraite, serrée do près par Marmont et menacée sur son flanc par Napoléon, Biiicher ne pouvait se dissimuler l'extrême péril où il se trouvait, lorsqu'il reçut à Buzancy, à midi ', une lettre de Biilow lui annonçant que Soissons était pris et que la ligne de retraite était conséquemment assurée : «... Je ne doute pas, terminait Biilow, faisant allusion à la sortie des troupes françaises avec armes et bagages, je ne doute pas que Votre Excellence ne préfère la possession rapide de ce point actuellement si important à la capture incertaine de la garnison, et je me flatte que cet événement vous sera agréable. Il me semble d'autant plus important qu'on entend au loin une vive canonnade'. » L'événement, en effet, était important. La reddition de la petite ville de Soissons changeait la face des choses.