Màffling, Kriegtfteh. du iahrt* 1814, II
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gardé la cartp, ou qu'il n'a jamais guidé une colonne avec de l'arlillerie et des bagages. D'Oulchy, où se trouvaient concentrées les troupes prussiennes dans Taprès-midi du 3, à Berry-au-Bac, il y a soixante kilomètres, car, faute de route directe, il fallait passer par Braisne et Fismes. Et Ton devait faire la moitié de ce irajet par des chemins de traverse, et même en pleins champs. C'eut été miracle pour une armée de franchir soixante kilomètres et de passer une rivière sur un seul pont en trente heures. Fatiguées comme elles l'étaient, il eût fallu certainement deux étapes aux troupes de Bliicher pour atteindre le pont de Berry. Or, comme le mouvement ne devait commencer qu'à quatre heures, le 3*, les têtes de colonnes seraient arrivées au plus tôt à Berry-au-Bac dans la nuit du 4 au 5 mars. Et quand fussent arrivés le gros et la queue? Kapzéwitsch et Korlî étaient encore au bord de rOurcq, à soixante-dix kilomètres de Berry-au-Bac; le -4, à cinq heures du matin ^. Si l'on remarque maintenant que, pour aller d'Oulchy à Berry-au-Bac, il faut passer à Braisne et à Fismes ; que l'avant-garde de l'empereur était près de Braisne le 4 mars dans la journée ^ ; q ue Napoléon était à Fismes dans la soirée *; enfin, fait absolument décisif, qu'une colonne de bagages, partie le 3, à midi, d'Oulchy pour Berry-au-Bac et n'ayant pas reçu contre-ordre la rappelant vers Soissons, fut attaquée le 4, dans l'après-midi, entre Fismes et Braisne, par la cavalerie du général Roussel *, il
1. Ordre de marche de Gneisenau pour la journée du 3 mars. Oulchy,
3 mars, 6 heures du matin, cit. par Plotho, HI.