MùfOing, Aus meintm Leben
t. Mûiiaing. 136-137; Bogdaaovitsch, L 342; Registre de Berthier (ordre •* lettres de Cbavignon, 9 mars, midi''. Arrh. de la guerre
voulait conserver sa position dans le triangle formé par la rivière d'Ardon et le ruisseau de la Buse; son objectif était bien l'assaut du versant sud de la montagne. Il importait donc maintenant de reprendre Ardon et de rejeter les Français sur Leuilly, afin de couper leurs communications avec la colonne qui arrivait de Festieux, laquelle comprenait vraisemblablement la plus grande partie de Tarméo et était manifestement destinée à l'attaque principale'. Sur l'ordre de Blûcher, Bûlow fit quitter à la brigade Kralft, forte de neuf bataillons et de quatre escadrons, les positions défensives qu'elle occupait au pied de la montagne et la lança sur Ardon. Après un combat assez vif, les Prussiens délogèrent la division Porret de Morvan qui se replia vers Leuilly. Soutenu par la cavalerie de réserve du général Oppen, KrafTt y marchait lorsqu'un contre-ordre du feld-maréchal l'arrêta en chemin. Un nouveau doute avait surgi dans l'esprit de Bliicher. Était-il admissible que Napol-'^^on voulût attaquer avec deux ailes aussi éloignées sans qu'elles fussent reliées par un centre? Bien plutôt une troisième colonne française n'allait-elle pas déboucher de Bruyères et venir se déployer entre les troupes qui avaient pris position devant Leuilly et celles qui arrivaient de Festieux? Dans cette incertitude, Bliicher retarda son offensive générale, attendant pour agir un rapport précis de Miiffling qui fut dépêché dans la plaine afin de reconnaître le chemin de Bruyères et déjuger des projets et de la force de la colonne signalée sur la route de Reims*.
Cette colonne était celle de Marmont. Le duc de Raguse arrivait sur le champ de bataille en retard de six heures. Il ne s'était pas m^.s en marche dès la