Ordr* de Blucher, Laon, 9 mars, citajutr Plotho, UI
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et de Kleist était la ligne de Chambry au Chaufîour. Eppes, la butte des Vignes, Athies, n'étaient que leurs positions avancées. C'est pourquoi il les avait si facilement abandonnées.
De son observatoire de la montagne de Laon, Bliicher voyait le combat, mais comme un vent très violent soufflait de l'ouest, il entendait à peine la canonnade *. A plus forte raison l'empereur, posté face à l'autre versant, ne pouvait-il distinguer le grondement lointain de cette canonnade au milieu du fracas de sa propre artillerie et des batteries ennemies qui y répondaient. Encore moins pouvait-il voir les manœuvres de la plaine d'Athies. Du débouché de Chivy à la butte des Yignes, il n'y a à vol d'oiseau que neuf kilomètres, mais les maisons d'Ardon et le» bois de la région du Sauvoir limitent la vue à quatre mille mètres ^ De jilus, le vent chassait dans cette direction la fumée des combats de Semilly et d'Ardon. Ainsi, tandis que Marmont attaquait Athies, Napoléon ne savait rien des mouvements de ce maréchal qui avait négligé, encore qu'il eût à cet égard des ordres formels, de lui envoyer aucun courrier ^ En vain l'empereur dépêchait des cavaliers aux nouvelles, ils tom-