Muffling, Au» mttnem Leben, 138. Ct
afiQ (l'obtenir l'autorisation de marcher en avant*. York ni Miiffling ne devaient avoir l'honneur de cette idée. Du sommet de la montagne, Bliicher avait jugé la situation aussi bien que Tenaient fait son lieutenant et son sous-chef d'état-major. En même temps qu'il e.xpédiait l'ordre à Sacken et à Langeron de se porter en soutiens d'York et de Kleist, il dépêchait un aide de camp, le comte de Goltz, au général York, lui enjoignant d'attaquer dans l'instant. Goltz croisa sur la route Miiffling, puis B^andeburg^
Au reçu de l'ordre, York réunit les généraux de division et leur donna ses instructions. Il fallut quelque temps pour former les colonnes d'attaque. Au reste, on ne se pressa pas. Il était préférable d'attendre la nuit. Grâce à l'obscurité le combat deviendrait hurrah.
Les meilleurs soldats de Marmont, ceux que n avaient pas abattus huit heures de marche et quatre heures de bataille, étaient dispersés, cherchant des vivres dans les fermes environnantes. Les autres, et c'était le plus grand nombre, vaincus par la fatigue, engourdis parle froid, affaiblis par la faim, dormaient, serrés comme des moutons au parc, autour des feux de bivouac. A sept heures, les Prussiens formés en quatre colonnes se glissent lentement dans la plaine, gardant le plus grand ordre et observant le plus profond silence. La division du prince Guillaume pénètre dans Alhies baïonnettes croisées, sans tirer un coup de fusil. Surpris dans leur premier sommeil, lents à sauter sur leurs armes, incapables de se rallier rapidement, les jeunes soldats du duc de Padoue font à peiae résistance. Les uns sont é. entrés ou se rendent,