DE LEURS OPÉRATIONS
L'armée impériale en retraite sur Soissons, l'armée de Macdonald en retraite sur Provins, l'armée d'Augereau en retraite sur Lyon, l'armée de Soult en retraite sur Toulouse, les conspirateurs de Bordeaux à la veille de proclamer Louis XVIII, Paris dans les angoisses, la régence dans le trouble, les plénipotentiaires de Châtillon prêts à rompre les négociations, il fallait être Napoléon pour ne pas se sentir accablé. Mais l'empereur ne connaissait point ces vains retours vers les événements oii l'esprit se consume en sombres et énervantes réflexions, et y eût-il été accessible, que ses multiples et pressants devoirs de général en chef l'en eussent sauvé. Il trouvait dans l'action le souverain remède au découragement. Le 11 mars à trois heures et demie de l'après-midi, l'empereur rentrait à cheval dans Soissons '; à quatre heures, il écrivait des ordres pour l'emplacement de troupes *, et à cinq heures, il était sur les remparts, inspectant les travaux avec le jeune chef de bataillon Gérard, le nouveau gouverneur '.