‹ 1814Chapitre 81 sur 178 · Cf. Sehels, I, 112-113; Bogdanowitsch, IT · texte numérisé non relu

Cf. Sehels, I, 112-113; Bogdanowitsch, IT

2. Macdonald à Clarke, 6, 7, 8, 9 et 10 mars. Arch. de la gTierre.

3. Ordres de Schwurzeuberg, 10, 11 et 13 mars, cités par Plotho, III, 23«, 302-305.

Schwarzenbergreçut une dépêche du général de Saint- Priest, datée de Sillery, il mars, annonçant la victoire do Bliicherà Laon et la retraite de Napoléon sur Soissons'. La nouvelle était de nature à*encourager les Austro-Russes. Aussi le 1 o et le 1 6 mc.rs prirent-ils une vigoureuse olîensive. Mais les Français tinrent bon et gardèrent presque toutes leurs positions. Macdonald, voyant cependant sa gauche débordée, jugea qu'il y aurait imprudence à continuer de défendre le passage de la Seine. Il ordonna à Amey d'évacuer Bray et à Gérard de se replier sur Provins. Le 16 mars, Macdonald se regardant même comme très menacé autour de celte ville, fit exécuter un nouveau mouvement rétrograde à toutes les troupes et vint prendre position en arrière de Provins. La droite de son intanterie occupa Donnemarie, la gauche Cucharmois, couvrantNangis et la route de Paris; toute sa cavalerie se massa à llouilly, de façon à barrer la route de la Ferté-Gaucher. Il écrivit au ministre de la Guerre : « Je suis débordé par ma gauche et obligé d'évacuer Provins pour couvrir Nangis. Je défendrai le terrain pied à pied, mais j'ai un pressant besoin de secours *. »

Le duc de Tarcnte n'avait plus rien à redouter de l'ennemi. Le 16 mars au soir, à l'heure même où il faisait rétrograder ses troupes, le prince de Schwarzenbcrg, qui avait appris le combat de Reims et que d'autres rapports informaient de la présence d'un parti français près de Châlons, donnait à ses corps d'armée l'ordre d'arrêter leur mouvement offensif*. Cette lettre d'un aide de camp du czar, nommé

1. Dépêche de Saint-Pnest. Sillery, 11 mars, cité par Schels, II, 16J-Î6S.

2. Onires et lettres de Macdonald et de Grundler, Sordun. Provins et Vullaines. 15, 16 et 17 mars. Arch. de la ^erre et Arch. nat.. Ai-', iv. l«7a

3. Ordre da Schwarzenoerg du 16 mars, cite par Schei», U, 285-286. CC Bemhardi, IV, 2* partie, 23$-240.

Bock, attaché à Tétat-major de Rajewsky, témoigne de l'irritation que causa aux Russes ce brusque arrêt: <{ Si la bêlise autrichienne n'est pas raisonnée (ce que je crains), les leçons terribles et ridicules à lafcisque nous forçons l'ennemi de nous donner feront enfin ouvrir les yeux à cette malheureuse verdure ou plutôt ordure viennoise. Je suis enragé de ce que nous faisons et surtout de ce que nous ne faisons pas *. » Le fougueux Bock aurait sans doute été moins « enragé de ce que l'on faisait et surtout de ce que l'on ne faisait pas » s'il eût su que Napoléon arrivait à marches forcées pour prendre en flanc la grande armée dont les différents corps se trouvaient échelonnés sur une ligne déplus do vingt lieues.

1. Lettre de ï>«ck à ToU, Saint-Martin-da-Cheuesuoa, 17 mars, cite* p»' Barahardi, IV, 2* partie (Aimexe^ 422.

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