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OPÉRATIONS UE BLUCHER

zenberg et nullement à tenter une nouvelle pointe sur Paris. Le 20 mars, tandis que Marmont et Mortier, en position sur les hauteurs de Saint-Martin et couverts parla Vesle, comptaient, dit le duc de Raguse, attirer l'armée de Silésie « dans de faux mouvements et la combattre en offensive », ils n'avaiert devant eux que les seuls corps de Kleist et d'York, et l'avantgarde de Winzingerode filait de Reims sur Châlons'. Il fallut qu'une lettre de Napoléon, qui avec son admirable génie jugeait les choses de loin mieux que Marmont ne savait les juger de près, vint dessiller les yeux du duc de Raguse:« Bliicher va se réunira Schwarzenberg, écrivit l'empereur le 20 mars, et tout cela tombera sur vous', » Le 21 mars, JUarmont. enfin éclairé par ce message, leva ses cantonnements pour se porter sur Châlons. Mais l'ennemi tenait la route de Reims, et celle 4'Epernay était impraticable à l'artillerie. On dut prendre par Oulchy et Château-Thierry et gagner ensuite Étoges, à la nouvelle que les Russes occupaient déjà Épernay', C'était un bien grand détour. Suivis par les Prussiens, flanqués et devancés à gauche par la marche parallèle des Russes, menacés à droite par une manœuvre éventuelle des Autrichiens, les deux maréchaux pourraient-ils, gagnant de vitesse toutes les colonnes des Alliés, échapper à un enveloppement?

Tandis que par ses faux mouvements, le duc de Raguse compromettait son armée, le duc de Castiglione, par ses temporisations, sa négligence et son incapacité, perdait la seconde ville de l'empire. Après avoir

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