RT DU DUC DE BRUNSWICK
heures, le maréchal reçut la lettre de Soult, de deux heures, lui ordonnant de pousser vigoureusement l'ennemi et de se rabattre sur le corps prussien en position à Brye de façon à l'envelopper*. Eclairé désormais sur les projets de l'empereur et sur l'importance de l'occupation des Quatre-Bras, Ney fit un mouvement général en avant. Bachelu se porta de Piraumont vers l'aile gauche ennemie, Foy marcha des fonds de Gémioncourt vers les Quatre- Bras, une colonne sur la route, une autre à la droite de la route ; Jérôme jeta la brigade Soye dans le bois de Bossu et s'avança avec la brigade Bauduin entre la route et le bois, à la rencontre du corps de Brunswick, nouveau renfort arrivé à Wellington. Sous cette attaque d'ensemble très vivement menée, les Alliés plièrent à leur droite et au centre. La brigade Soye s'empara de presque tout le bois de Bossu et en rejeta les défenseurs sur Houtain-le- Val, sauf un bataillon qui se maintint à la corne nord, près des Quatre-Bras. La division Foy et la brigade Bauduin, qui marchait à sa gauche, refoulèrent les bataillons noirs de Brunswick. Une charge de la cavalerie brunswickoise, conduite par le duc en personne, se brisa sur les baïonnettes du 1er léger. Frédéric-Guillaume reçut une balle en plein ventre ; transporté dans une maison des Quatre-Bras, il y mourut le soir 2. Son père, l'auteur du manifeste de 1792, avait été blessé mortellement à Auerstsedt. C'étaient deux ardents ennemis de la France.