‹ 1815 (volume 2)Chapitre 120 sur 271 · RT DU DUC DE BRUNSWICK · texte numérisé non relu

RT DU DUC DE BRUNSWICK

heures, le maréchal reçut la lettre de Soult, de deux heures, lui ordonnant de pousser vigoureusement l'ennemi et de se rabattre sur le corps prussien en position à Brye de façon à l'envelopper*. Eclairé désormais sur les projets de l'empereur et sur l'importance de l'occupation des Quatre-Bras, Ney fit un mouvement général en avant. Bachelu se porta de Piraumont vers l'aile gauche ennemie, Foy marcha des fonds de Gémioncourt vers les Quatre- Bras, une colonne sur la route, une autre à la droite de la route ; Jérôme jeta la brigade Soye dans le bois de Bossu et s'avança avec la brigade Bauduin entre la route et le bois, à la rencontre du corps de Brunswick, nouveau renfort arrivé à Wellington. Sous cette attaque d'ensemble très vivement menée, les Alliés plièrent à leur droite et au centre. La brigade Soye s'empara de presque tout le bois de Bossu et en rejeta les défenseurs sur Houtain-le- Val, sauf un bataillon qui se maintint à la corne nord, près des Quatre-Bras. La division Foy et la brigade Bauduin, qui marchait à sa gauche, refoulèrent les bataillons noirs de Brunswick. Une charge de la cavalerie brunswickoise, conduite par le duc en personne, se brisa sur les baïonnettes du 1er léger. Frédéric-Guillaume reçut une balle en plein ventre ; transporté dans une maison des Quatre-Bras, il y mourut le soir 2. Son père, l'auteur du manifeste de 1792, avait été blessé mortellement à Auerstsedt. C'étaient deux ardents ennemis de la France.

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