‹ 1815 (volume 2)Chapitre 125 sur 271 · II · texte numérisé non relu

II

LE FAUX MOUVEMENT DE D EttLON 205

Forbin-Janson. Jusqu'à l'année 1814, où il leva dans la Nièvre un corps de partisans qui fut à peine engagé en de petites escarmouches, Forbin- Janson n'avait point servi. En 1815, l'empereur l'introduisit dans l'armée avec le grade de colonel et l'attacha à son état-major. Il n'avait nulle connaissance du service d'aide de camp. Non seulement il ne sut donner aucune explication à d'Erlon sur le mouvement prescrit, mais quand il lui eut transmis l'ordre, soit qu'il eût mal compris ou oublié la recommandation subsidiaire de l'empereur, soit pour toute autre cause, au lieu d'aller communiquer cet ordre au maréchal Ney, il rejoignit à vive allure, comme il avait eu du moins le mérite de venir, l'état-major impérial^ .

Le prince de la Moskowa n'apprit le mouvement de d'Erlon que par le général Delcambre, chef d'état-major du 1er corps. Tandis qu'il cheminait sur la Voie romaine avec ses troupes, d'Erlon, pris de scrupules, avait dépêché cet officier au maréchal pour l'informer de sa marche vers l'autre champ de bataille2. Ney s'emporta3. Sa colère s'accrut encore, quand peu d'instants après arriva l'officier porteur de l'ordre de Soult, daté de trois heures et quart : « Vous devez manœuvrer surle-champ de manière à envelopper la droite de

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