‹ 1815 (volume 2)Chapitre 130 sur 271 · Relation de Reille. (Arch. Guerre · texte numérisé non relu

Relation de Reille. (Arch. Guerre

3. Anglo-Hanovriens : 2,911. (Wellington, Dispatches, XII, 486.)— Brunswick, Kruse et van Merlen environ 1,100. (Etats cités par Charras, I, 252.) — Perponcher : 667. (Van Lôben, 207.)

4. A la différence pourtant que l'ennemi s'établit en forces sur les positions où il n'avait le matin que des détachements, et aussi que les Français conservèrent la ferme du Grand-Pierrepont prise aux Nassaviens au début du combat. Voir le plan de la bataille à 9 heures du soir dans les Letters of Waterloo.

5. Relation de Reille (Arch. Guerre) et lettre de d'Erlon au duc d'Elchingen. (Docum. inédits, 64.)

Rejoint vers six heures, à une grande portée de canon de Saint-Amand, par le général Delcambre ', d'Erlon avait hésité entre les premières instructions de l'empereur et Tordre impératif de Ney2. Malgré l'avis des généraux de Salle et Garbé, et au grand mécontentement des soldats qui voyaient les Prussiens et brûlaient de les aborder3, il s'était enfin déterminé à une contre-marche. « Je jugeai, dit-il,

1. Lettre de d'Erlon au duc d'Elchingen. Relation deDurutte. {Sentinelle de l'Armée, 1838.) Souvenirs du général De Salle. {Nouvelle Revue. Cf. 1815, 18!).").)

Le 1er corps devait se trouver à environ 2,000 mètres à l'est de Saint- Amand et à 1,500 mètres au sud-ouest de Wagnelée. Ce point est bien dans la direction prise par d'Erlon, qui marchait, selon l'avis de Vandamme à l'empereur, des bois de Villers-Perwin sur Fleurus; et la distance qui le séparait de Fleurus (3 kilomètres environ) peut expliquer comment l'officier envoyé par l'empereur mit une heure pour faire le trajet, reconnaître la colonne, parler à d'Erlon ou au commandant de l'avant-garde et revenir près de Napoléon.

Nous savons en outre par Damitz (I, 139) que la cavalerie du 1er corps s'avança un peu plus tard entre Wagnelée et Mellet. Il semble donc qu'elle venait du point indiqué. Ce point est distant de Gémioncourt de 11 kilomètres. — Parti de Gémioncourt vers 5 heures et quart, Delcambre dut rejoindre d'Erlon vers G heures.

2. De Salle, Souvenirs. Relation de Durutte. — Durutte parle «d'instances de la droite qui embarrassèrent d'Erlon ». Ces instances étaient-elles les conseils et les prières de l'officier qui, dépêché par l'empereur en reconnaissance et fort surpris d'ailleurs de rencontrer le 1er corps au lieu d'une colonne anglaise, pressait d'Erlon d'agir contre l'armée prussienne? Cela est très vraisemblable. En. tout cas, ce n'étaient pas de nouvelles instructions de l'empereur, car lui ne faisait pas d'instances: il donnait des ordres ; et si cl Eiion eût reçu alors un ordre de Napoléon, il y eût assurément obéi. Mais l'empereur ne lui en envoya pas, par la raison que la colonne s'approchant de son flanc lui était signalée comme ennemie et qu'il n'avait pas pensé que ce pût être le 1er corps.

3. De Salle, Souvenirs. {Nouvelle Bévue, 1895.) Souvenirs d'un ex-officier (du 45e), 277.

Durutte, dans des notes qui m'ont été communiquées par son petit-fils, le commandant Durutle, de l'armée belge, dit qu'il pouvait distinguer (à la lorgnette, sans doute), les numéros des sacs des Prussiens. La division Tippelskirch débouchait alors de Wagnelée pour seportercontrele Hameau et la Haye. Cela explique comment du point où se trouvait la tête c!e colonne de Durutte, à 300 ou 400 mètres au sud du moulin Chassart, on voyait les Prussiens de dos. Durutte, toutefois, fait erreur en parlant des numéros des sacs. Dans l'armée prussienne, les sacs n'étaient pas numérotés, mais la couleur en était différente pour les bataillons de chaque régiment, de façon que, même à une certaine distance, les chefs de corps pussent reconnaître leurs bataillons. C'est donc de la couleur des sacs et non des numéros qu'a voulu parler Durutte.

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