Souvenirs d'un ex-officier (du 45e
3. Relation de Durutte. — Le récit de Durutte, un peu confus, est éclairé par le livre de Damitz, I, 141, 142. Wagner (IV, 35) confirme les renseignements de Damitz. Durutte prétend qu'il poussa deux bataillons sur Brye. C'est inexact. On verra plus loin que les Prussiens occupèrent Brye toute la nuit.
sur les hauteurs de Brye. Impassible, il les laissa défiler à portée de son canon. 11 était paralysé par les instructions de d'Ërlon, qui lui avait recommandé la prudence. Un des brigadiers de Durutte, le général Brue, irrité de cette inaction, s'écria : « — Il est inouï que l'on assiste i'arme au bras à la retraite d'une armée battue, quand tout indique qu'il ne faudrait que l'attaquer pour la détruire. » « — Il est fort heureux, répondit Durutte, que vous ne soyez pas responsable. » « — Plût à Dieu que je le fusse ! répliqua Brue. Nous serions déjà aux prises ' . »
1. Lettre du général Brue au capitaine Chapuis. Toulouse, 3novembre 1837. Citée dans le Journal des Sciences militaires, 2e trimestre del8G3.)