Napoléon, Mém
2. Napoléon, Mém., 137. Cf. Gourgaud, 89 (Rogniat, Réponse aux notes critiques de Napoléon, 27.'î), et Baudus, Etudes sur Napoléon, I, 225.
Baudus assure que ce fût Soult qui, le premier, signala cette colonne. C'est possible. Mais Baudus donne néanmoins des détails inexacts : Ie II n'est pas vrai que Soult fût, à 1 heure, plus près de la ligne ennemie que Napoléon, puisqu'à 1 heure Soult était près de l'empereur et occupé à écrire ou à dicter une lettre à Grouchy (citée plus loin). 2° Il n'est pas vrai que ce fut l'apparition des Prussiens qui motiva l'envoi à Grouchy de ladite lettre, lui prescrivant de rejoindre le gros de l'armée, puisqu'il n'est pas question de l'approche de Bûlow dans le corps de cette lettre et qu'il en est question seulement dans le post-scriptum. 3° Il n'est pas vrai que Soult fût plus préoccupé que l'empereur de l'arrivée possible des Prussiens, puisque la lettre à Grouchy, témoignant de ces préoccupations, fut écrite d'après les instructions de l'empereur. — Baudus, très royaliste et aide de camp de Soult, est jaloux ici de faire valoir son chef aux dépens de Napoléon mais il oublie qu'il a écrit, à la page 224, que Soult conseillait de rappeler une partie du corps de Grouchy, non parce qu'il craignait l'arrivée des Prussiens, mais parce qu'il eût voulu plus de monde pour attaquer l'armée anglaise ; et à la page 222, que Soult disait : « Dans l'état oà la défaite de Ligny avait mis l'armée prussienne, un faible corps suffirait pour la suivre et l'observer dans sa retraite. »
Napoléon n'est pas non plus véridique quand il prétend que Soult lui