‹ 1815 (volume 2)Chapitre 203 sur 271 · Relation du général Delort · texte numérisé non relu

Relation du général Delort

Ney invoqua des instructions de l'empereur : « — En avant, s'écria-t-il, il s'agit du salut de la France. » Delort obéit '. Les deux divisions de cuirassiers partirent au grand trot, et derrière elles s'ébranlèrent les lanciers rouges et les chasseurs à cheval de la garde. Ces régiments suivirent-ils le mouvement, sur l'ordre de Lefebvre-Desnoëttes, à qui Milhaud aurait dit en partant : « — Je vais charger. Soutiens-moi! » ou s'élancèrent-ils spontanément, saisis du vertige de la charge à la vue de leurs camarades courant à l'ennemi, dont la retraite semblait commencer, et jaloux d'avoir leur part d' Anglais à sabrer2?

Depuis le commencement du combat, Ney pensait à une grande action de cavalerie dont lui avait parlé l'empereur, qui avait pour cela mis sous son commandement les corps de cuirassiers et même les divisions de garde à cheval3. Le prince de la Moskowa se promettait de cette charge les plus beaux résultats. Il était heureux d'avoir à la mener, lui qui passait, dit Foy, pour un des premiers officiers de cavalerie de l'armée. Il en avait causé avec

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