ENTRÉE EN LIGNE DU CORPS DE BÛLOW
à la ligne de bataille ^. Pour les remplacer sur le front, l'empereur avait fait avancer la garde à pied près de la Belle-Alliance, à la droite de la route de Bruxelles, sauf le 1er régiment de grenadiers, qui resta près de Bossomme et le 1er bataillon du lep chasseurs posté au Caillou. Il avait en même temps donné l'ordre à Durutte d'assaillir Papelotte et La Haye afin de seconder la grande attaque de Ney et de couper la communication entre la droite de Bùlow et la gauche anglaise2.
Lobau, sachant bien que toute résistance passive est virtuellement condamnée, poussa droit aux Prussiens qui plièrent. A leur tour, les divisions Byssel et Hacke débouchèrent des bois. Les Prussiens reprirent l'offensive : 30,000 contre 10,000 Français3. Mais Lobau avait des régiments d'ancienne formation, solides comme des rocs. Le 5e de ligne, le premier régiment qui se fût donné à Napoléon, dans le défilé de Laffray, et le 10e de ligne, le seul qui eût combattu pour les Bourbons au pont de Loriol4, rivalisaient d'entrain et de ténacité. Avec ces belles troupes, Lobau faisait si fière contenance que Blûcher, au lieu de s'obstiner dans son attaque