Grouchy, Relat. suce
Prussiens de Pirch; elle se replie ensuite, leur disputant le terrain pied à pied1.
Surpris par l'attaque soudaine de la cavalerie prussienne, le 3e corps se trouvait en mauvais arroi. Un carré de Lefol était rompu ; les hommes n'avaient échappé aux lances des uhlans qu'en se réfugiant dans un bois. Deux pièces étaient perdues. L'approche de Grouchy arrête l'ennemi. La cavalerie de Vallin prend le galop. Le colonel Briqueville, qui charge en tête avec le 20e dragons, culbute les escadrons prussiens les plus avancés, leur reprend les deux pièces et leur enlève môme un canon. Toute la cavalerie de Hobe se replie par sa droite sur le corps de Pirch qui débouche de Temploux2.
Au bruit du combat, Vandamme était arrivé de Namur. Grouchy lui renouvelle l'ordre de couvrir la retraite du 4e corps. Vandamme reforme ses bataillons, prend position devant les faubourgs; il tient tête aux Prussiens 3. La cavalerie, tout le 3e corps, les convois entrent dans Namur. Les Prussiens y étaient exécrés. Les Français en retraite y apportent les risques terribles de la guerre. Ils n'en sont pas moins reçus en amis. La municipalité fait distribuer 100,000 rations de pain, 100,000 rations d'eau-de-vie. Les braves Namurois prêtent leurs barques pour le transport des blessés par la Meuse et aident eux-mêmes à les embarquer. Les femmes apportent, jusque sous les balles, des vivres aux soldats, des secours aux blessés4.
1. Rapports de Grouchy, 19 et 20 juin. (Arch. Guerre.) Relat. suce, kl. Relation de Hulot. Cf. Damitz, II, 339-340. Wagner, IV, 100.
2. Rapports précités de Grouchy à Napoléon. Relat. suce, 47. Clausewitz, 141. Wedel, 2oi. Lefol, Souv., 82-83. Berlhezène, Souv., II, 298-2'JU.