‹ 1815 (volume 2)Chapitre 263 sur 271 · Ropes, The Campaign of Waterloo · texte numérisé non relu

Ropes, The Campaign of Waterloo

ment du maréchal Wolseiey : « Si tout s'était passé comme Napoléon l'avait projeté, on peut dire que les corps de Zieten et de Pirch auraient été anéantis et que, selon toutes les probabilités, Blucher et Gneisenau auraient été faits prisonniers *. » 11 y a enfin, ce qui prime tout, l'aveu de Gneisenau, chef d'état-major de l'armée prussienne, qui écrivit, le 12 juin 1817, au roi de Prusse : « Si le général Perponcher n'avait pas fait une aussi bonne résistance, le maréchal Ney arrivant aux Quatre-Bras aurait pu tourner à droite et tomber sur les derrières de l'armée qui combattait à Ligny et causer ainsi sa destruction totale2. »

La bataille à gagner — à gagner jusqu'à l'écrasement et la dissolution de l'ennemi — était la bataille de Ligny. Une victoire complète remportée le 16 juin sur l'armée prussienne pouvait clore d'un seul coup la campagne des Pays-Bas. Par la faute de Ney, la bataille ne fut pas décisive. Le lendemain, se présenta une autre occasion de terminer la campagne en détruisant l'armée anglaise. Cette occasion, Napoléon la laissa échapper par sa faute..

L'empereur avait éloigné Blûcher de Wellington, et, malgré l'arrêt dans l'action et le commencement de panique causés par l'approche du corps de d'Erlon, il avait battu en six heures 87,000 Prussiens avec 65,000 Français, démontrant ainsi, comme il le fit si souvent, l'inanité de son

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