Moniteur, 9 mars
3. Davout, Corresp., 1530, 1567, 1597, 1598. Soult à Davout, 11 avril. (Dossier de Soult, Arch. Guerre.)
4. Soult à Davout, 11 avril. (Dossier de Soult.) Davout, Corresp, 1598.
5. Soult avait été seulement chef d'état-major de la division Taponnier pendant deux ou trois mois, puis chef d'état-major de la division Lefebvre
tude de ce service ne lui manquait pas moins que les qualités d'application et d'exactitude qu'il y faut apporter. Bailly de Monlhyon, qui, regardé comme le bras droit de Berthier, avait été chef de l'état-maj or général de 1812 à 1814 et qui, en 1813, en l'absence du major-général, avait fait deux fois l'intérim ; Drouot, aide-major-général de la garde impériale; Belliard, chef d'état-major de Murât de 1805 à 1808 et aide-maj or-général pendant la campagne de Saxe et la campagne de France ; Reille et Drouet d'Erlon, tous deux anciens chefs d'étatmajor de Lannes ; Bertrand, si longtemps aide de camp de l'empereur et si habitué, comme grandmaréchal, à recevoir et à transmettre ses ordres ; Gérard, ex-chef d'état-major de Bernadotte ; Ruty, chef d'état-major, en 1813, de l'artillerie de la Grande Armée, et tant d'autres généraux de division auraient été peut-être plus en état de remplacer le prince de Wagram. Mais pour des raisons de hiérarchie, — ou d'étiquette, — l'empereur voulait comme major-général un maréchal de France. Or, pas plus que Soult, aucun des maréchaux, sauf Davout et Suchet, ne paraissait apte à ces fonctions. Au moment où la France était en pleine organisation militaire, à la veille d'une guerre qui menaçait d'avoir pour théâtre, avec la Vendée et la frontière du nord, les Alpes et les Pyrénées, et alors
pendant la campagne de 1794 dans les Pays-Bas. — Par parenthèse, il serait très hasardeux de penser que la coopération de Soult à cette campagne fut une des causes qui déterminèrent l'empereur à le choisir comme majorgénéral pour une nouvelle campagne en Belgique. D'une part, le 9 mai, date de la nomination de Soult, Napoléon, comme on le verra plus loin, n'était point encore tout à fait décidé à porter la guerre dans les Pays- Bas. D'autre part, son expérience personnelle lui démontrait qu'après vingt ans et tant de batailles dans toute l'Europe, Soult n'avait dû conserver que de très vagues souvenirs topographiques du terrain entre la Sambre et Bruxelles. D'ailleurs on ne prend pas un major-général comme on prend un guide, parce qu'il connaît le pays !