Wagner, IV
mencé d'établir ses bivouacs entre Winage et les bois de Soleillemont, refusa formellement d'aller plus loin, disant que ses troupes étaient trop fatiguées, et que d'ailleurs « il n'avait point d'ordres à recevoir du commandant de la cavalerie4 ». Grouchy, ne pouvant attaquer Fleurus sans infanterie, s'arrêta à deux portées de canon de ce village. Les corps d'Exelmans et de Pajol bivouaquèrent en première ligne, couvrant l'infanterie de Vandamme, entre Lambusart et Campinaire2.
L'aile gauche n'avança pas non plus aussi loin que Napoléon l'aurait voulu. Le 1er hussards, envoyé de Charleroi sur la route de Bruxelles3, avait rencontré vers une heure et demie, au-delà de Jumet, la cavalerie de Lutzow et les tirailleurs du 29e régiment qui couvraient la concentration à Gosselies de la division Stcinmetz. On s'observa assez longtemps, puis les deux cavaleries s'engagèrent. Les uh lans ramenaient vivement les hussards , lorsqu'ils furent chargés et repoussés à leur tour par les lanciers de Pire, avant-garde du corps de
1. Grouchy, Relation succincte, 12, 13, et Appendice IV, 32: déclaration de Bella. Cf. Pajol à Grouchy, Lambusart, 15 juin, 10 heures du soir. (Arch. Guerre.) Journal manuscrit de Gourgaud. — Gourgaud rapporte qu'après une longue et vive discussion Vandamme consentit à donner un bataillon. Mais trop de temps était perdu. Il faisait nuit noire.
Il faut remarquer que, le 15 juin, Vandamme ignorait qu'il fût sous les ordres de Grouchy, l'empereur ayant négligé de l'en informer, et Grouchy n'étant investi que verbalement du commandement de l'aile droite. Voir à ce sujet 1815, II, 122, note 4.
2. Grouchy à Napoléon, Campinaire, 15 juin, 10 heures du soir. Pajol à Grouchy, Lambusart, 10 heures du soir. Vandamme à Napoléon, La Cens de Fonlenelle, 10 heures du soir. (Arch. Guerre. Armée du Nord."*