‹ 1815 (volume 3)Chapitre 138 sur 226 · LE DÉPART DU ROI POUR LA BELGIQUE · texte numérisé non relu

LE DÉPART DU ROI POUR LA BELGIQUE

même présumablc que si Mortier parla de ces prétendus ordres, ce fut afin de presser le départ du prince car il n'y a aucune preuve qu'ils aient été envoyés'. Tout au contraire, une lettre écrite par Havout le 23 mars à Exelmans — seul document authentique qui existe sur cette question — est ainsi conçue : « Il est nécessaire que les troupes impériales se présentent sons les murs de Lille avec la cocarde tricolore... Si le roi y était encore, on le laisserait aller en Belgique avec les princes et ceux qui voudraient le suivre s. »

I. Cf. Hovi*fo, Afem., VII. 391. cl la lettre de Davont à Exelmans. H mars i orreâp., 1492; : € ... Je sais positivement que le mnrechnl Mortier est tr^s Lien dispose el qu'il n'attend que l'apparition de l'armée impériale pour -•• déclarer. •

i. Ni dan* la correspondant de Napoléon (lettres publier* et lettres inédite* conservées dans le» différentes archives) ni dans aucune pièce des Archives Nationales, des Archives de la Guerre cl des Archive* des Aflaii.-s étrangères», il n'y a le moindre indice de cet ordre. Comment, s'il lui

• ut ele transmis, Mortier n'y eiU il pas fait allusion dans sa lettre du i \ mars à l>avoul 'Arch. Guerre) oti il rend compte des événements de Lille et du départ du roi ' On doit remarquer encore que la lettre de Napoléon a Uavoul du il mars Corrc*».. Jln'»ii porte : « Faites connaître au commandant de la 16" division militaire Mortier, que le roi se dirigeant du cte de Calais, il ait à reunir ses troupes et a marcher dessus |.our dissi|»er les rassemblements et reprendre les trésors que portent le* t.'enls du roi ; • et que la dépêche, du 21 mars, de Davout aux commandants des places fortes du Nord (Arch. (inerre), porte . . L'empereur j. resent de refuser l'entrée des places au roi. aux princes et aux agents

• les (tournons. •■ Il n'est pas question la d'arrestation. — On peut rappeler < ntln la lettre de Napoléon a Grouchy, Il avril [Corrtip., h.:<jù : « Constant dans l. s dispositions qui m'avaient porte a ordonner que les membres de la famille des Itourhons pussent sortir hhrement de Krau«e. mon intention est que vmi> donniez des ordre* pour que le duc d'Ancoulème -oit embarqué à Cette. .

i. Davout à Lxehuans. Paris, i^ mars Corrttp., Il'>i .

Voila un document décisif qui prévaut contre tous les racontâmes. Il . -t Lien dit dans |e Jo>tm*l f't%i-frtel. de Oand m1 I I. qu'avant que Mortier eut reçu l'ordre, «le liavoul. le préfet ilu Nord avait reçu un premier ordre analogue par le télégraphe. Mais Kleurx de Chal<oul>ni t/em . I. t-p o afllnne que cette dépêche, attril u calomiiieu«.emeiit a l>a«^ano. ne fut jaunis envoyé ; et dans Note», sur les \h-m. </f AV.-1.r7, Napoléon dit : « Le duc de Bas-ano n'a pa» rte charge de transmettre au préfet de Lille l'ordre «h- f.iir>* arrêter le n i. t'n t. I i.rdiv ti nuait pis passe par l'autorité civile, r'.-*t .m . i.mm andanl militaire a l.il'. • f 11 ' 1 1 < ul 1 le ;idl'i'sse. . AltlM.ce- 1 1 j s t ru> t lo|| « - si <■!!•> e i| » si 1 1 1 >d< i \ <•)-•"•. l'a 1 1 raient . ti a Moi te 1 par lKn»ut Or la !• tlle pr.-. il te I i.i \ • 1 1 pr..n\ e

Le comte d'Artois et le duc de Berry, qui cheminaient avec la Maison militaire, ne furent pas menacés davantage. La cavalerie d'Exelmans avait l'ordre de presser la retraite des gardes du corps et des compagnies rouges, mais sans les attaquer. Dès le 23 mars, les vedettes avaient pris le contact avec farrièrc-garde de la colonne royale, dont la marche était retardée par les cavaliers démontés et une batterie à pied qu'escortaient les Ont-Suisses. « Si Kxclmans eût voulu, dit Marmont, il aurait pu causer beaucoup de désordre et nous taire éprouver d'assez grandes pertes, mais il n'avait pas l'ordre d'agir avec vigueur. Tout se passa d'une manière très pacifique '. » Le 2i mars, cependant, il y eut une alerte. Le .T régi-

qu'il ne les envoya pas. Davout ne pouvait irrire en même Imps » Mortier d'arrêter le roi et a Kxelmans de le laisser partir pour la lU-ttrique

Celte question d'un ordre d'arrêter I»» roi a ele souvent discutée. Thier» dit que M<»rtier avait reçu non l'ordre positif d'arr«%ter Louis XVIII. irai* des pouvoirs pour l'arrêter si la ehose paraissait nécessaire. VielCastel pense • que l'empereur se proposait seulement d'efïrnxer le roi et de Je |>oussrr plus proiuptenieut hors du territoire ». Ces conjectures sont plau sibles. mus ni Thiers ni Viel-Castel n'ont eu connaissant e de la lettre de Itavotit à Lxelmans. Autrement . il est probable qu'ils auraient purement et simplement révoque en doute l'envoi de ce prétendu ordre. Pour n-.us. lant qu'on ne produira pas à l'appui de l'existence de cet ordre un . S** liment de la valeur de la lettre de l»avout. nous continuerons a croire qu'il n'a pas eu- donne.

I. Mai ni. l/r-n . VII. 101. Guillemin, Le l'atnohtme <*«« XoU.niautx.W

Kxelmans a l>.i\ ont . Saint l>enis il mars, et Amiens, i I mars \r h. t.uerp> Cf. Kleury de <.lial>oulon. .l/'-w-nf*. I. :Jot : • Les ordres donne» a Lxel.nan* portaient seulement de pousser pied à pied. hor* de la Franc,-, le roi et |e<» prun es. Jamais il ne lui fut commande de s'assurer d'eux. .

lians les .Yi>f«-< *«r let l/T(ioiVcr de t'h urij dr f'hahanlon. Naptilemi a 'lit. il est vrai : . Les ordres donnes a Lxelmans étaient ce qu'ils devaient être K; ue prisonniers la carde, les primes et le roi si eela était po*siMe. Toute autre conduite eut ete un erune eux ers la France.. Maie'est la une ,1,. ,-.-s fanfaronnades de dureté routumicre* a Nap..!e..tl dans ers .Vo/f. qu'il ne faut consulter qu'axe, une extrême réserve II eu

rXI*te dellX teVte* dltl- I-Ilts, qui sont SOUXe|)l contradictoires, et |a l.iilll-

mission de la * orr. t/>o>,r him-e w |e> a |ms repn><tiiiles dans les iF.u-m Ut Saint* - Hetïne. • pare» qu'elie n'y a le, on nu Ul le s> le m la |.er .»,., \ -, |H ,| ..,,„ , Ce qui est certain, c est que sur res quarante-huit Noi.-s . p] us .le l renie

s.. ni uiaiiile>lemenl inexactes „u al »'-lu ni o u\o!..\a les im jnu'- n de la

Mnu'ulieji disposition d'esprit ou se trouvait Napoléon quand il les • -. rixit en lisant les Notes sur Je* paires i "i. i*. ï> . ;<> Du leuipereur fait de I ironie, ou il est Sous l'influence de quelque al-'rration

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