‹ 1815 (volume 3)Chapitre 143 sur 226 · LE DUC DE BOURBON EN VENDÉE · texte numérisé non relu

LE DUC DE BOURBON EN VENDÉE

garde. Le duc de Bourbon s'empressa de dépêcher au colonel Noireau le chevalier d'Autcuil, son aide de camp, avec pleins pouvoirs pour négocier 1 . Puis le bruit s'étant répandu qu'un parti de six cents gendarmes et dragons marchait sur Beaupréau, il s'enfuit nuitamment1. Le 20 mars, tandis que d'Autcuil stipulait à Angers la libre sortie de France du duc de Bourbon, celui-ci était déjà arrivé à Fonlenay. Il y resta le temps de communier, car c'était le jour de Pâques, et de dire aux royalistes du pays» que l'on n'en serait pas là si le roi avait fait tomber deux ou trois têtes V De Fontenay, le duc de Bourbon gagna les Sablcs-d'Olonnc où il s'embarqua pour Santander *. Cinq jours après la rentrée de Napoléon à Paris, toute résistance avait cessé en France, de l'Océan au Bhin et de la Manche aux sources de la Loire.

Le Midi était encore en armes. La guerre civile s'y préparait sous les auspices de la duchesse d'Angouléme qui fanatisait par sa présence les royalistes de Bordeaux, du baron de Vitrolles qui jouait au proconsul à Toulouse et du duc d'Angoulcme qui levait une armée sur les contins du l^anguedoc et de la Provence.

Le gouvernement impérial était renseigné par les

I Rapport <\*> \oin».iu h Davout. Anp«rH. f« mnr* {Arrh. lliienvv !.«• billet «lu du<- de Bourbon autorisant n"AuW'inl * il expliquer intentions a M Nuir'-au • est «Lit»- . R" inpr»'.iu, î«> mars. i/est un laj,*u.t, < .ir 1p praire partit il»' ileaupreau le 2 ». » l<> heure* .lu soir.

1 Nmreju a havoiit, Ancers. i" mars fAreh lim-rn-i

». t.hef «i'«".'-a«li\»ns Voisin a havmil, Kontfnay. il mars. — Voisin ajoute «pie le «lin: «le ll.urbon N'informa si les uflKirr* du f hussanli avaient fait maigre l.ml la Semaine-Sainte.

*. ('.{. K<»y a |i.i\.<tit. Nantes. *7 mars (Anh. <iuerre\ > \ l«'ttre du du<: d'Anirouleme ^Jonnml ( 'm^r«W, de u" I"

autorités royalistes elles-mêmes. Jusqu'au 2l\ mars, les ministres do L'empereur reçurent tirs lettres de préfets et de généraux où ceux-ci, ignorant encore l»« départ de Louis XVIII, les informaient de tout ce qui se passait et manifestaient leur dévouement au meilleur des rois et leur mépris pour l'usurpateur1. Instruit de la situation de Bordeaux. Davout donna l'ordre le 22 mars au général Clausel de partir en poste pour cette ville afin d'y prendre le commandement en remplacement de hecaen et de proclamer l'empire \

Le duc et la duchesse d'Angouleme, qui avaient entrepris un voyage de propagande dans le Midi, étaient arrivés à Bordeaux le *i mars. Reçus en grand gala, ils assistaient à un l>al donné par la Chambre de commerce quand leur parvint L'avis du débarquement

de Napoléon. Leduc d'Angouléme partit le lendemain. 10 mars, pour Nîmes, afin d'y prendre le commandement qui venait de lui être attrihué de l'aile droite de l'armée royale1. La duchesse resta à Bordeaux, (lette femme d'esprit étroit mais de cœur vaillant allait y montrer sa virile énergie. D'ailleurs, nul ne prévoyait encore que Bordeaux pû! être menacé. On regardait la tentative de Buonaparte comme « le dernier effort d'une rage impuissante ». La fête qui devait avoir lieu le 12 mars, anniversaire de l'entrée du dm d'Angouléme à Bordeaux avec les Anglais de Wellington, fut célébrée en tonte quiétude. Les jours suivants, les nouvelles prirent de la gravité. Le baron de Valsu/.enay, préfet de la (îironde, le général Deraen.

1. Arch. (iiH-rrf <Orrv«<p gênerai* «lu f» au 21 mano. Kxtroit-* <!<• 1 Corrrsp. de?* prefetl aux montes dates (Anh. nat. K. 7, U7U>. «-1 K. 7, 1*7»

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