‹ 1815 (volume 3)Chapitre 146 sur 226 · I. I)eL-it>onl<> a l»av..ui, t · texte numérisé non relu

I. I)eL-it>onl<> a l»av..ui, t

Jf^m.. H. 4io. 41S. Mr.*. tx)H, .' iiirim» n«* mention n«- |>as qu'il j.M|Milalion de Tmilou»**. r«»ya|.-t

Digitiz^^ |gle

LA lUEMRE CIVILE DA.NS LE MIDI

réclial Pérignon, qui avait refusé île s'associer au mouvement «Je la garnison, se retira dans sa terre de Montech 1 .

Kn apprenant les événements de Bordeaux, l'empereur avait dit de la duchesse d'Angouléme : « C'est le seul homme de sa famille*. Le duc d'Angouléme montra cependant que lui aussi était un homme.

Parti de Bordeaux le matin du 40 mars, il avait en dix jours passé ou séjourné à Agen, à Montauhan, à Toulouse, à Montpellier, à Nîmes, à Pont-Saint-Kspril. à Avignon, à Marseille, à Toulon, et était revenu après cette rude tournée à son quartier-général de Nîmes. Le prince fut accueilli presque partout avec enthousiasme par la population, avec froideur par les troupes. Les régiments stationnés à Montpellier, à Avignon et a Tarascon manifestaient de telles dispo sitionsquc Ton crut prudent de ne point les employer. Le b.3' de ligne, en garnison à Nîmes, avait le même esprit. Le duc d'Angouléme ayant distribue* de l'argent aux soldats, ils le burent a la santé de Napoléon, et le comte de Bruges ayant fait part au colonel qu'il y avait vingt croix pour son régiment, celui-ci refusa d'établir un état de propositions3. On se croyait assuré, il est vrai, de la fidélité du Ier régiment étranger, du li" de chasseurs et des 10e, :»8f et H'A" de ligue; et sept ou huit mille volontaires du Var, des

1. Ix-laUnk ii l».ivout. Toulouse, t avril Happ. prrvile de « :h;i rtrjtn f Vlvh «îu.-rn- . Ww. pour U y-Wr/if Delabonif, I.VI9. Vilrolkt, l/ew II. HHi». ii*. Vilkk. Mrm . |. t'M, iMVOUl, ( orrttp.. IV*. Loi.

i. Mémoire* inédits» cl»- Barra* • otnmuni«|ue* par M. <i»i.rk'«"» l»uru> .

i. Lellre* a Soult el u Unrke. «le Uipovpe, Afc'en. Il inar*. de l.aplam-. Monlaulian. Il m. -in»; «le I>elat»or>le. loulou*.-, M mao: de Mas>i-iia. Mar »eilk, 17 man», «•«<•. ita|»|toii île lavoeat Tenle a Bertrand, l'ans. r» iuai>. Itnpport du «oloml Teuh I. Nîmes. * âvnl. (Arrh. *iu»*t r»'. j

Bouches-du-Rhône, de Yaucluse, du Gard, de l'Hérault étaient déjà enrôlés

Dans les deux tiers de la France, le peuple presque tout entier acclamait l'empire, et la bourgeoisie tenait pour la royauté ; mais dans le Midi (et particulièrement dans le Gard, où la question religieuse se mêlait à la question politique) la division existait parmi les classes populaires comme parmi les classes moyennes, et c'était chez les paysans et chez les ouvriers qu'il y avait le plus d'exaltation royaliste. Sauf quelques vieux chevaliers de Saint-Louis, les gardes à cheval et un faible bataillon d'étudiants de Montpellier, les volontaires n'appartenaient donc pas à l'élite de la population. Us n'avaient point do chemises, leurs pantalons étaient en loques et « ceux qui possédaient une paire de souliers voulaient ne servir que comme ofliciers ». On les arma tant bien que mal. (Juant à l'habillement, beaucoup d'entre eux reçurent, pour tout uniforme, une fleur de lys de drap rouge. Les paysans donnèrent à ces volontaires le sobriquet de miquelets*.

Dès son arrivée à Nimes, le duc d'Angoulémo avait projeté de marcher sur les derrières de Bonaparte et de réoccuper Lyon ; mais une dizaine de jours s'étaient passés avant qu'on eut armé et organisé les bataillons de volontaires. La nouvelle du départ du roi ne changea pas sa résolution. Malgré cet événement.

I. Matsen.1 a Clarkc. Marseille. 17 mars. Kapport de Teste à Bertrand. Pari"*, io mars ,\n h. Guerre). Cf. Lettres interceptées du dur à la «luohcsM- dWiiirnuleine, l'onl-Saïut Ksprit, M et il mars Journal de ïF.m flirt, 9 a\nl.i ItelntiotiM des opérations du due d An^oulême {Jomtml lrnirtntt, <|»« Gaud. n* M

i. General Merle à dAultanne. Mnies. ?3 mars. Rapport preeite de T>*le 'Arch. Guerre/. Mémoire manuscrit du général Merle (rite par Hrnquehay. I* q*n-ral IA»r/<?. itM-in.V . Imrnnd. Mannlle et Xtmet en IM'i. I. 3<»-40. II. i7-*s. .*>. «9. III. 17-îi. Cf. sur l'esprit de Nimes, lettre* du prête! du «lard. i« février 'Areli. nat. K. 7. 3147 . Suchet a bavout, Mines, ii avril Kouche a Uavout, to mai (Arch. Guerre ;.

la gi:ehre civile DANS LE MIDI 413

la reprise de Lyon eût produit une très grande impression en France, et avec les dix ou douze mille hommes déjà sous les armes, que l'on espérait renforcer bientôt au moyen des gardes nationales, «les volontaires et des dépôts de la Lozère, de TArdeche, de l'Aveyron et de la Haute-Loire, l'expédition pouvait réussir. Napoléon ayant emmené presque la totalité des troupes qui s'étaient ralliées à lui, Lyon et (irenoble se trouvaient à peu près sans garnison. Suivant le plan arrêté avec M asséna, le vicomte de Bruges, le baron de Damas et les généraux d'Aultanne, Compans, Ernouf et Rey, l'armée royale devait opérer en trois colonnes. Le corps de droite, commandé par Krnouf et fort de 5,000 hommes (58* et 83* de ligne, 3,000 gardes nationaux des Bouches-du-Rlione et du Var et une batterie d'artillerie), déboucherait par Sisteron, surprendrait ou tournerait (irenoble et se porterait sur Vienne. Le corps du centre, composé du \(V de ligne, du I Ie de chasseurs, du t'r Régiment étranger ( La Tour d'Auvergne >, de quatre escadrons de volontaires à cheval, de six bataillons de volontaires du dard, de Vaucluse et de l'Hérault et de deux batteries du V d'artillerie, en tout 5,500 fusils et sabres, était sous les ordres immédiats du duc d'Angoulème. Il devait passer le Rhône à Pont-Saint-Ksprit et remonter ce fleuve jusqu'à Vienne où il ferait sa jonction avec la colonne d'Krnouf pour marcher vers Lyon. Le corps de gauche, en formation sous Rey, s'avancerait par la rive droite du Rhône tandis qu'à l'extrême gauche Compans. avec les dépôts et les gardes nationales de la Haute-Loire, le seconderait s'il était besoin et contiendrait l'Auvergne1.

!, LclttA intrivpl*'.'* «lu duc a la du<*ht»*»e d'Antfoul«Mur, l'ont-Sâinltupril, 31 mars [Journal ét ("Km/un, 0 avril-. R.-lation dcw o^ralions du

Los rovalistos avaient l'ardeur et la confiance. On disait : « La guerre civile est l'espoir des Français. » Les volontaires à cheval se promettaient d'enfoncer au premier choc la cavalerie impériale. Le comte de (miche, attacha à l'état-major, écrivait à sa mère : « ... Je me sens inspiré. Voici mon pressentiment : dans un mois le roi de France sera dans sa capitale ! 11 nous faudra pendre et fusiller plusieurs de ces indignes hommes. L'ivraie doit être jetée au feu. Alors nous serons tous purs et dignes de notre roi »

Le 2\) mars, la tète de colonne du duc d'Angoulème déboucha de Pont-Saint-Esprit sous les ordres du vicomte d'Fscars et entra à Montélimar. La population était dans l'épouvante. On disait <|ue les miquelets allaient massacrer tous les bonapartistes et mettre la ville au pillage1. Le lendemain, à la sortie de Montélimar, les royaux virent s'avancer une troupe ennemie d'environ iOO hommes : fusiliersvétérans, officiers à la demi-solde, sous-ofliciers eu retraite et gardes nationaux volontaires la plupart de ceux-ci sans cartouches). C'était tout ce que le général hebelle avait eu le temps de rassembler pour la défense du département de la Drôme. Vn parlementaire de Debelle ayant été d'abord reçu à coups de fusils parles tirailleurs, puis renvoyé hautainement parle vicomte d'Fscars. le combat s'engagea. Après cinq

dur <r.\n»r<»ul^me Journal f'mhrrtrl. nV (lani. n* lli. M«-ni"ir«' manuscrit <k- Merle ntr par Hra«|uehay, g'-n>-ral Mcrtr, Soi . Rapport *it Te->tc a Bertrand. Paris, *i mars. M;issct»a a Clark<\ Marseille. 17 mars. Lettre* et ..r-ire» «lu «lue «i'An^oul^mc. «l'Aultanne. «l'Krnouf. Mme*. f'ont-S.nnt F.spril. Au cl Si-iieron. <l»i lï au i* mars. Rivière a «FAultannc. Toulon. il mars. Nitualion <lu ir<neral Rer^'e. 9 avril (Areh «iuerre ! Rapport ti>' M..titi»ii ii I>avmit. P,»ri>. i* ni «r> fl»>*siiT oV Mouton. An-h liuerrr).

I. Lettre <l<* Montpellier, ii m.ir* i Areh. n.it. F 7. -*774 . tlencr.il Laftît a havont. Foix. » avril. Arch. <tu<o/r,- ■ Lettre tnt»r. cptee « lt* (iuiche. IVnt Siiinl-Kspril. *'■» in.irs. Journal d' I A.*»./<i/r, *.» avril, i

i. Lctlfi- nit<Tif|»|.'«* <|ii i|u<- a |:i <lii.-hfs«ic <l>Aiikroi]|iMii<\ potit-Sitntl.-pnt. -in uirii-s Journal >U I K:,:„r.-. ',» avril , Imposition îie Kre'l> . ."roof ,U libelle, m-l'.i..

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