‹ 1815 (volume 3)Chapitre 147 sur 226 · LE COMBAT I>E LORIOL · texte numérisé non relu

LE COMBAT I>E LORIOL

ou six heures d'une mousqueterie peu meurtrière, le général Debclle ordonna la retruite. A ce moment, un garde national criant : A la trahison î le frappa d'un coup de baïonnette dans les reins. On se replia sur Loriol, où des renforts arrivèrent dans la soirée et le lendemain : un bataillon du .'W détaché de la garnison de Lyon, 200 gardes nationaux de la I Mme et 100 gardes d'honneur levés à Valence par un garde général nommé Kreslv. l'n demi-escadron du IVe chasseurs, <|ui avait abandonné d'Kscars après le combat de Montélimar, vint aussi se joindre aux impériaux. Hien que la blessure de Debelle fût très légère, il remit le commandement au colonel retraité Noèl et partit pour Valence afin, dit-il, d'y presser l'organisation des gardes nationales1.

Dans la matinée du 2 avril, l'armée du duc d'Angoulème arriva en vue de Loriol. Menacées par des forces quintuples, les troupes qui occupaient ce village se replièrent derrière la Drôme. Le colonel Noèl soutint la retraite en s'établissait! au débouché du pont avec deux pièces et le bataillon du !W. Ouelques volontaires et officiers à la demi-solde se poslèrent en tirailleurs sur les berges. Pendant qu'on fusillait d'une rive à l'autre, deux compagnies de

». K.-ipport* Di*Mlf. Loriol tl main, et Valonoo. liavril. «apport dos • •ni* i<Ts du b.it;ullun dVIito do l:i Drune. •* avril <Ar<*ti. (iuerro . . Oporattnns do l'iiniif»' du duc d Ancoul«vm»' 'Journal t n\rtit*l. rie Gand. n° n>. Intorrowatniro de 0<>l«<*lle et doposition do d E**rs et do Kroslv yl>roce% dt Itrb'Ht, i l. 15 VJ 20'.

I».>ur ioUo vatrio >iêttmc do la I»rome. hohclle eut lo doutdo malheur d>lte rolexe do h.. n , onjmand. inent par Naprdoun el défère au oonseil de ifiif-rro (<pii If C'ttid.iiiina à m^rO p:ir lo c<»u\»-rnf mont Louis X %' 1 1 1 llorry-r in*mua devant le oonfil do vuorro <pi« le ironor.il avait «imite »on p-isl.- >ir Lon<d pir<« «|uo. pri* d'un v.ud:nn a.-->.<* de rop'''»»ir il ne voul.iit plus • > ut, iitr<- l'arniN* rox.ile. On peut s'étonner, on oll.-l, <pi un yivi.-r.il il. n i inno s .ti commandement devant I ••nn- rni |H»ur aller mit |pt .1. rn.-ros or-.itiisfr d.-H «.ir.lrs nation,«lf<* Oum <pi il .-n m-iI. I »- t^-I »c ri'n>1il s i-i;>-. ( n«i\ ilrnv partis, ot les rontra-li' lions llui itil<-« .pu evi* Nul filtre r.i|iportH a iMxout e| sis réponse*, m pi .-bleui tin l'oiwil -Je iruorro ne -..ni point f.iite- |xmr o.-lain'ir sa enduite.

voltigeurs du 10' de ligne, profitant d'une tranchée parallèle à la Drôme pour se défiler, atteignirent le pont. Alors, soit que ces hommes eussent réellement l'intention de passer aux impériaux, soit qu'ils employassent la plus odieuse des ruses de guerre, ils crièrent: Vive l'empereur ï et s'engagèrent sur le pont au pas de charge. Les soldats du 39e leur ouvrirent leurs rangs ; les deux troupes fraternisèrent. Mais les grenadiers du 10e avaient suivi de près le mouvement des voltigeurs. Le hâtai lion du 39% sans nulle défiance, se disposait à les accueillir comme il avait accueilli leurs camarades, lorsque parvenus aux deux tiers du pont, ils crièrent Vive le roi ! et firent une décharge à hout portant qui jeta bas une soixantaine d'hommes. Cette agression avait-elle été concertée avec les voltigeurs, comme le prétendirent les soldats de Debelle, ou tutelle seulement le résultat d'une méprise, comme on a cherché à l'établir dans des rapports subséquents? Les grenadiers, a-t-on dit, croyaient leurs camarades prisonniers; ils ont tiré pour les délivrer1. <^uoi

1. Cf. Rapport des officiers, sous-ofHciers et soldats du bataillon d'élite de la Drome. * avril. Rapports de Debelle, à. 8 el 11 avril. Rapport du colonel du lo« de lijcne. 4 niai. Arch. Guerre )

Les officiers du bataillon d'élite de la Drome accusent formellement les soldats du 10* de lifrne d'avoir affi par trahison. Debelle. qui d'ailleurs n'assistait pas à l'action, mais qui fut renseigne par les officiers du îr, présente les faits de la mc-me façon. Debelle ajoute même que le tu* aborda le pont la crosse en l'air et un petit drapeau tricolore déployé. Mais le maréchal Suchet, charge de faire une enquête, conclut dans son rapport (Lyon, 1h avril. Arch. Guerre» qu'il y eut meprtfe et non trahison. En conséquence, le colonel d"Ambru,'cai\ du 10» de ligne, destitue puis incarcère fut mis en liberté.

Il faut remarquer cependant que jusque vers le milieu de mai. le lo* de lifCnc persi-ta dans son royalisme. 300 hommes désertèrent quand il fallut pre ndre la cocarde Incolore. Parmi ceux qui restèrent au corps beaucoup criaient Vive le roi ! en passant dans les villages. e| quel jufsuns menaçaient de tirer sur l'empereur. (Dessaix è Davout. x4 avril. Colonel llipmct à Davout. 26 avril. Noie au ministre. 1 mai. Kou.he » Davout. 18 mu. Davout a Napoléon, ii mai. Arvh. Guerre.) Le ti mai. Suchet. qui avait pourtant innocente le tu* de lijrne dans son rapport du Ift avril, demanda son licenciement à l'empereur. .Suchet à Davout,

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