‹ 1815 (volume 3)Chapitre 163 sur 226 · Itt avril, i et 17 min · texte numérisé non relu

Itt avril, i et 17 min

ceux c h» Bertinel de Lally-Tollendal.et même que ceux de Chateaubriand. Il écrivait h .laucourl : « Le journal «le Bourriennc est beaucoup mieux fait que celui de (îand. 11 faudrait appeler Bourriennc à (iand et lui faire rédiger un journal de l'Europe. Il sait dire ce qu'il faut pour l'Allemagne sans déplaire à la France'. » Peut-être Tallevrand s'abusait-il sur ce point comme sur beaucoup d'autres. On lisait peu en France le Hamburgisehen Korrespondenten . et en Allemagne on répondait à Bourrienne : « Vous voulez nous persuader que Buonaparte est un loup enragé et les Français des agneaux. Nous les connaissons: ils ne valent pas mieux que lui*. »

Si peu nombreux que fussent les réfugiés de (iand, ils formaient deux partis. Les émigrés de tradition, qui se groupaient autour du comte d'Artois, disaient comme jadis à Coblcntz : «« Nous en avons pour trois semaines. » Ils comptaient sur un retour à l'ancien régime, se flattaient d'être rétablis dans leurs privilèges, méconnus en IS14, et parlaient de refuser tout quartier aux soldats rebelles et de passer au til «le l'épée les habitants des villes qui feraient résistance. Malgré ces riantes pensées, ce n'était point la gaité de (inblenlz, car on avait vingt-cinq ans de plus. Les émigrés de circonstance, les constitutionnels, ne doutaient pas de rentrer un jour en France, c. sous un régime ou sous un autre Mais ce jour était-il prochain nu éloigné? personne ne se hasardait à le dire. Kn attendant, ministres sans ministère, préfets sans préfecture, généraux sans commandement vivaient fort économiquement. Ils eurent une chambre pour deux et prirent pension à l\ francs par tète.

I. Tall.-> ran.1 a Jaucourt. Vienne. 17 mai. Cf. i .t «. mai. f Arch. AIT. etr ,

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