‹ 1815 (volume 3)Chapitre 164 sur 226 · HO · texte numérisé non relu

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Los grands jours, ils se permettaient une petite débauche. Chateaubriand. Bougnot. Bournom ille, Capelle, tîuizot. Louis. Koux-Lahorio allaiont manger une matelote de poissons blancs dans une guinguette des bords de la Lys. C'était dans les deux coteries à qui se je!lerait la première pierre. A la modeste talde d'hôte des constitutionnels, on récriminait sur les infractions à la charte, et sur les faveurs accordées aux émigrés: on rappelait les craintes inspirées aux acquéreurs, les imprudences de la noblesse de clocher et du clergé provincial. Au pavillon de Marsan, car. dit Chateaubriand, il y avait à tiand un pavillon «le Marsan, on ripostait ironiquement : « Nous voilà encore une fois dehors. A qui la faute? On ne peut s'en prendre ni à nos principes qu'on a repoussés ni à nos personnes (pi on a écartées. Vous avez fait prévaloir votre svstème et vous n'avez pas su nous défendre. I n système ditférent n aurait pas fait pis et il n'est pas démontré qu'il n'eut pas fait mieux'. »

Si l'on était divisé sur la ligne politique à suivre au retour en France, on ne l'était pas moins sur la conduite à tenir en attendant qu'on y fut. I;allait-il garder un rôle passif et laisser agir les Alliés, ou combattre comme en 02 à côté de leurs armées ? « Le roi se rendrait odieux à la France, écrivait. Talleyrand. s'il donnait lieu de croire que c'est pour lui que la guerre est entreprise. Mais les partisans de l'action objectaient que la coopération à la campagne d'une nouvelle armée de Coudé serait le gage de l'entente du roi avec les souverains et de son réla-

I. Itapports mit (i;iu<l. 5 mai ri *' juin. Anh. AIT. rlr., 0<'i. rl Anh. Ot»rrn\ AniKi- <iu NOM. I(ap|»>irl a Loiii* XVIII, \j mai. Anli. AlT. rlr., i»U. (iiii/ot. Urin.. |. :* -7'.», *.J-iO. ( h:ttr.uil.n:m.l, J/On.. VI. 3f» iol. Hrnjrnot. \f>m.. II. SlT ilH. iU-il)'. ( f. \r*sclr«»ir a p..//... Vu-uni*. l"niai '■('nrretp.. de J'ozzo. i\t , rl Jau<-nurl a Tallryraiul. (i;«nil. 11. 1 > rl 'k> avril. i rt 6 mai, Tallrvraml à Jaurourl. Vimur. 17 m;ii An h AtT rlr.. U<i cl

blissement sur le trône «le France1. Les puissances décidèrent la question en faisant connaître à tiand leur désir formel <|ue la petite armée d'Alost ni même les princes individuellement ne prissent point part à la guerre. On laissait Louis XVIII libre d'agir en Vendée, où l'Angleterre avait déjà envoyé des armes aux insurgés, mais sur les frontières du Nord et de l'Lst. les Alliés entendaient opérer seuls. Les généraux en cbef refusèrent même, d'après les ordres des souverains, d'admettre à leur quartier général 1rs commissaires royaux que Louis XVIII avait nommés à l'elTcl de seconder les armées alliées sur le territoire français en tout ce qui dépendrait de l'administration intérieure et des réquisitions *.

Les Alliés avaient contre l'admission des commissaires des raisons d'ordre pratique et des raisons d'ordre moral. Ils craignaient des conllits entre leurs ordonnateurs et ces délégués, et les inconvénients qui en résulteraient pour le service des subsistances; ils estimaient que la présence des représentants du roi sous les drapeaux étrangers compromettrait sa cause aux yeux des Français3. (Jetait d'ailleurs l'avis des constitutionnels émigrés ; c'était celui de

I. Tallryrand à Louis XVIII. I V et 17 mai .1 juin s. d.) [Camp. a>,r Aot.M VI'///. i>:\. ki i. 4TT> . T.ill«vrand à Jaucourt. Vionn*\ 13 mai. Jauoiiirt à Talleyrand. I*. i> K i< avril: a FauM. su avril: a Castri.s. 4 mai Aivh. Air. . lr., Mt. e,K.) |ilIC dOlkans a Louis W|||, i;> avril ; à Lallv- TolI»*ndal. îi mai ' .Von Journal .

i. V.-sselrode à l'ozzo. U et il mal et 4 juin, l'oz/o. fonetp., Ll4:i. 14». ISsO WYllinirton a Melterni. h, i:» juin (ZfciMifr/,.. XII, 4«.T . Jau.ourt a Talh-yrand, i« avril. Jo mai; à Castrir*s. * mai. Arch. A (T. etr.. t-4o. i

l>«s instructions si-oivt.-s Arch. AIT. « lr.. <J4T> enjoignaient aux commiv saires (l.Mcn- s : Manu. -ut. In-urnonville. Cip. il. -, Hop-r de Damas. I.a Tour ilu l'in. ek\. mettre sous séquestre 1rs |.i.-n> des principaux complues de la rel.elln.ii et «le • s»- ui<>iitn>r n, v. t«-s .-t iuuVxit.ies envers les hommes dangereux, ces actes de rigueur d. vaut inspirer une terreur sa lulaire ..

J. NoSMjlrudf à Po770,4 jtlin et M juin iPn/fo. Carvip.. Iïh ItiO. 1 6.1-1 64 ' Mrtt. rni. li a Talleyrand. i4 juin Metternich. .1/V,„. Il 5iu\ Tallevrand a Louis. XVIII. juin, s. d. .y.'on-f-i/,. »>e, h.un A VIII, 4T0 .

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