‹ 1815 (volume 3)Chapitre 165 sur 226 · LA COUR DE GAND · texte numérisé non relu

LA COUR DE GAND

Talleyrand <|ui écrivit à Louis XVIII : « Rien ne pourrait contribuer davantage à aliéner les sentiments îles sujets de V. M. que l'opinion qu'on leur laisserait prendre sur la cause de la guerre. line faut pas qu'ils puissent jamais attribuer à V. M. les maux dont la guerre va les accabler 1 . »

Il existait enlin un motif secret. Les cours, tout en ne cessant point de traiter Louis XVIII en roi de France et en étant parfaitement déterminées à le rétablir sur son trône, ne voulaient cependant pas le reconnaître comme allié et belligérant. À Berlin et à Vienne, on pensait déjà à exiger de la France une cession de territoire *, et, en droit, on ne pouvait conquérir sur un allié. C'est pourquoi l'adhésion que Louis XVIII avait d'abord été invité à donnerai! traité d'alliance du 2o mars ne fut admise que d'une façon incomplète, si toutefois elle le fut3. C'est pourquoi

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