I. Moniteur, iT el i* mars
i. • Si Bonaparte « ut v«»ulu encourager In venireanre. un peuple nombreux eut pris volontiers la vengeance pour la liberté. • Benjamin Constant. »/< m . II. :i. — . La violence était la route la plus -sùrc. on pouvait combiner l<-s ressources encore immenses de l'esprit militaire a\ec les moyens désespères des fureurs démagogiques. C'est en réunissant ces puissants et terribles auxiliaires que le gouvernement impérial se créait «les danjrert»... • »</., ibid., ion. - - • Le Jacobinisme militaire était l'unique ressource de Boiia|»artc. Il devait prendre la liberté comme arme et non comme entrave . M™» de Sla« |. f'onifitrai. tur tn Hérotutm*, III. m — • I.a resolution que Napoléon adopta en cette rinonstanee fut Imnorabb* et non point p'>!ile|iie ■ Henry de t Jiab<iiil<>u. t/c-.F,. 1, : i T « » . \u lien de in'.< < 'i|».T de constitution j'aurais du me - n-ir -le la de l.ilure jusqu'à la paix L'- nerale. .le le |ii.tiv.ii- ■«an- dani^-r en J'.ii^.ml appel ,ni\ nia-«» » |M.pnl. nies •. M'>ntb.,|.in. //.. ift.II. .'"k.
:t lietij.xum Constant. .V- 11. i! Cf. I.as C.is.-s. .♦/,•„».„•.. V. •»*.
i M- de Staël, ( on4,J.,<il. «,<r la W ™h,t.on, 111. 141.
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ralismc, on ne lui en savait aucun gré et les défiances et les suspicions persistaient f. Avant qu'il eut promulgué la nouvelle constitution, c'est-à-dire quand il régnait encore sous l'empire de la constitution de l'an VIII et des sénatus-consultes de l'an X et de l'an XII, on entravait ses volontés, on discutait ses ordres, on éludait ses instructions. Par une métamorphose inattendue, les régicides «le la Convention et les séides de l'empire étaient devenus «les casuistes de légalité, Carnot qui avait signé, sans même perdre son temps à les lire, tant «le listes d'eux ois au Tribunal révolutionnaire, prenait la peine d'écrire à l'empereur pour lui représenter que le général Morand, chargé d'une mission extraordinaire avec pleins pouvoirs, « avait empiété sur l'ordre civil h en faisant arrêter comme fauteur de troubles le sous-préfet d'Argentan *. Fouché, qui en ÎKI avait institué à Lyon le comité des sept juges parce que les tribunaux révolutionnaires « embarrassésdans les formes » ne faisaient point assez prompte justice, recommandait dans une circulaire aux préfets « d'abandonner les errements de la police d'attaque et de se renfermer dans les limites d'une police libérale. » Il s'abstenait de faire arrêter les suspects que l'empereur lui désignait ; il donnait des permis de séjour ou des sauf-conduits à tous les agents royalistes qui lui faisaient la faveur d'en demander. Il écrivait à lienjamin Constant : <« Les mesures violentes, loin de vaincre les résistances, en font naître de nouvelles et leur donnent plus de force. » Kn pleine insurrection vendéenne, il infligea un blâme au lieutenant de police de Nantes
t llcnroiim O.nsLiul, U- ■<> . Il t>. \.:t K.'iylt<\ »/.,.,.. V. il. M— <lf >(.(. !. CunutUrat. :ur Hè'oiut., III. IH. \ 1 1 1.Mu.. lit . >'««• «n<m. Il,
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1 C.riK.I. Tcn ».*/>. fH>U,m <«• tW Joun. >j-.T. U. »i
pour son ordonnance mettant sous le séquestre les biens des nobles dont l'absence ne serait pas justifiée1. Hegnaud et Bassano, <f 1 1 i avaient eu dans l'impeccabilité de Napoléon la foi du charbonnier, qui l'avaient adoré et servi comme un dieu, s'opposaient à ses moindres velléités d'arbitraire5. Le procureur général Legoux évitait de poursuivre les délits de presse3. Le 23 mai, le conseil dT3tat refusa de donner son adhésion au décret rappelant les conscrits de 1815, sous prétexte qu'aux termes de la nouvelle constitution — qui n'était pas encore votée — les levées appartenaient au pouvoir législatif *. L'empereur avait nommé vingt-deux commissaires extraordinaires mais il aurait pu appliquera tous, ou à presque tous, son mot sur l'un d'entre eux : « La présence «le Pont<;coulant à Toulouse n'a fait qu'augmenter le mal 5. » Riedcrer maintenait comme maire de Marseille un royaliste déclaré. Costa/ taisait mettre en liberté des conspirateurs arrêtés par Vandamme. Boissy d'Anglas laissait tout dans l'état à Bordeaux. «< — Si Napoléon est vainqueur, disait-il, tout ira bien sans prendre de mesures, et s'il est vaincu tout ce que l'on aura pu faire ne servira à rien6. »»
I. Circulaire «lu .lue dotranlc, Jl mars. Napoléon à Koucbe. 27 mar> U. 2*', ni avril, .i. s. I... I»», mai. Anb. nat. AK. IV. 907, , { AK. IV. N.i|Mj|*-on. Corwp . 1\'MH, ih»îl, Ibsijrny à Napobon. Anyoubm»'.
2 juin il'ortffeuilU dé Jlonaf>ar<'. IllMtl). lienjamin Constant, A/"».. II. Cf. \lr>«. ,l« Four/,/-, H. li > M~.
Un correspondant de Wellington lui • crivait In'?» justement de Paris, le 8 avril : • L'empereur n'est mi'un mslruinent jacobins, niais ce msont plus les jacobins de 0t. Ils s.<mt plus lil-raux que révolutionnaires i^SuppIcincnt a la C»rrr<r. ,/,■ W, t)in>it>.u,X, n»n.
i. Ib-njamin << nstant. f.etirex, II, 9*. Klcury -!<• Uiaboulnn. •/.« I. li»- M3. Knioiif. Martt. 'lu' >ie /tntt>mo. ù\'t-»,l.
■i. l.c-oux à H«-al. -lawil Arch. n.it., F :. ;s> •« -'t.,
4. Miut <U* Mclil'., Vr,M . III. lti)-i:fl. — \a|.o|..,n |.av.( outr»- il c»tt<- ..p. [xoiIimu. La «-las*»* <b: • fut rappelée avant la r-uni<.n des chambre*.
». V»pob'«-n a Kou-hr. i"' mai. lAnh nat. AK. IV. ••■•:.!
'.. Vandauime a l»a\out. M«-7i«-res. io avril. (Arch. «,ucrre. armée du n. l ; Happ-.rts de Lanip-y et de p. si-nv a l'empereur. Mar>.-ille. ? juin, et
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Les décrets de Lyon et le décret du 25 mars concernant les ex-ministres et les militaires de la Maison du roi furent amendés dans un sens moins rigoureux. Leurs dispositions, en ce qu'elles avaient d'abusif et de vexatoire, restèrent lettre morte à Paris et dans la plus grande partie de la France. Les biens nationaux restitués depuis le l'r avril 1814 ne furent mis sous séquestre que dans un petit nombre de provinces, et ceux qui appliquèrent cette mesure comme ceux qui eurent à la subir y virent seulement une formalité temporaire. Aux émigrés rentrés sous Louis XVIII, il suffit d'un simple acte de soumission pour être autorisés à demeurer en France. Au lieu d'annuler les nominations faites dans la Légion d'honneur, on institua une commission pour les reviser. Les exgardes du corps et officiers de la Maison militaire furent en général dispensés du serment qui leur était prescrit; tous ceux qui demandèrent a servir furent replacés dans la cavalerie avec le grade qu'ils av aient antérieurement au 11 avril I S 1 4 . Ferrand resta fort tranquillement dans sa terre de l'Orléanais. Dandré, l'ancien directeur de la police, Lainé, qui dans une protestation datée de Bordeaux, 28 mars, avait, en qualité de président de la Chambre des députés et au nom de la nation française, dispensé tout propriétaire de payer des contributions aux agents de Buonaparte et tout individu de satisfaire au recrutement, ne furent pas inquiétés. S'ils éinigrèreut dans le coubordeaux. ~ juin. Portfftuillt <U //«on/i/Mir/r, et 3i.; -Nous dirons ici, une fois pour toutes, que l;i majeure parli** des piives du t'orteftuiiie de Buofutftartt- (ouvrage mentionne comme ;i|K>cryphe dans le catalogue de la Bibliothèque nationale) sont parfaitement authentiques. Plusieurs ont etè reproduites dans la C»rrexfn>i*'/"'tr,- d<t .X«/*> ''•<»«, d 'outres se Irouvent aux Archives nationales • AK. IV, '.•»»•« e4 1 '.»-»•'» et aux Archives de la Guerre). Enfin, l'empereur <jui vit cette publication a Sainte-Hélène reconnut nombre de pièces renfermées dans le portefeuille qui avait eto perdu sur le champ de Piaille de Waterloo. (Las Eises, 111, 113.J
rant d'avril, ce fut do leur plein pré1. Malgré les conseils et les instructions de Davout, qui seul dans le gouvernement voulait la répression *, aucune poursuite ne fut commencée contre les instigateurs «le l'insurrection vendéenne. Les préfets et les officiers généraux qui avaient fomenté et mené la guerre civile dans le Midi en furent quittes pour la destitution. Le comte Boulav écrivait à Davout : « L'intention bien prononcée de l'empereur est d'empêcher toute réaction politique3 »>.
Dans la soirée du 22 mars. Napoléon, justement irrité de la Déclaration des puissances où on le traitait en galérien évadé, dicta un décret exceptant de l'amnistie et déférant aux tribunaux, comme coupables de connivence avec l'ennemi en 181 4, Talleyrand, Marmont, Lynch, Vitrolles, La Hochejaquelein, Alexis de Noailles, Sosthène de La Bochefoucauld, Bourrienne. BHlart. Beurnonville, Jaucourt, Dalberg et Montesquiou . Cette mesure n'était dans l'idée de l'empereur qu'un arrêt comminatoire destiné à imposer
I . Observations des présidents de section du conseil d'Etat, 2î mars. Extrait de la corresp. des préfets et des rapports de police, du U mars au "» avril (Arrh. nal. AK. IV. 193*, F. 7. io*t*. F. ;»U7. F. 7, I774Ï. délibération du conseil de préfecture du Morbihan. 30 mars. (Arch. Guerre., Napoléon, Corresp . ilT91. el LiU- d'Eth,- et Utirnt J»ur* {iorrrtp.. XXXI, tl>5). Benjamin Confiant. Vê,»., Il, w-vi. F. de «Ihaboulon, I. 2S»7-iW- Davout. Cor />*/i.. LUT CiU. Circulaire de Uavoul. i« mai Areh. Guerre). Ment, dt fomehé, II. Mu-M:. Thibaudeau. X. ift*;:»».
i. liavout, (orr«%p.. Cm H. f;.*M. lait, |.»JT. t.Ho, IM», l.iHl. etc.: A Napoléon i7mars • Le colonel \oircau fera arrêter les nobles. • A Gilly. »i> mars ; « Je vous autorise a nommer des eommissions militaires. • A Grouchy.3avril. • La retraite des m surf." s sera <*ou|xe. Il sera fait une bonne justice des chefs t A Morand. > avril : . Ou on aro te tous les chefs vendéens. • A soigna. « avnl : . Prendre des mesures pour empêcher les chels «les >nule\''iiM-nls de se sauver. - A Grou'"h>, 1-1 avril : • Il faut mettre m juircment 1rs officiers du u>'de li^-ne • A Napoléon. 7 avril «J'ai donne l'ordre a Su. |,et ,ie faire fusiller le ..,]o:,e| d'Ambrupcac et lm autres Irai très. s'il> sont coupable* de la tralux-n du pont. • Ar-h. nat AK. IV, r.uv» .)
a. lfc.ulay à I».i\out. il avril (Areh. Guerre Cf. Thibaudeau. X. ifc* : • Il n'y eut ni réaction, ni ju>ti« •»■ Menace par une effroyable temj»ete, la Louvci nciiienl manœuvra comme dans un tenip* calme. •
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aux séditieux. Aucun ordre no fui donné par lui pour arrêter ceux des treize proscrits qui se trouvaient encore en France1. L'empereur, voulant rattacher ce décret à ceux qu'il avait rendus à Lyon, l'antidata de Lyon. 12 mars, et demanda à Bertrand île le contresigner comme les précédents. Le grand-maréchal s'y refusa nettement ; il déclara qu'il ne pouvait s'associer à un acte arbitraire. L'empereur s'adressa alors au «lue de Bassano qui, après lui avoir fait les mêmes objections et opposé le même refus, n'obéit qu'à un ordre formel. Encore ce décret parut-il au Bulletin des Loir avec cette formule inusitée : « Par l'Empereur, pour expédition conforme. » Devant l'opposition de ses plus dévoués serviteurs, Napoléon avait hésité, au reste, à publier le décret qui, rédigé le 22 mars, ne fut rendu public que le (\ avril *. Il y eut une clameur chez les libéraux, des murmures jusque dans les Tuileries. La Bédoyère dit assez haut pour être entendu île l'empereur : « — Si le régime des proscriptions recommence, tout sera bientôt lini3.»
La Bédoyère se rappela-t-il ces paroles quand, quatre mois plus tard, il tomba sous les balles du peleton d'exécution ? Les proscriptions avaient profité à la Bévolution et le gouvernement de Louis XVIII n'allait pas hésiter à s'en servir.
I. Vilrulk-s seul fut incarcère, mais pour son rôle à Toulouse, et quoi* qu'il î«e glorifie emphatiquement d'avoir risque de subir le sort du due d'Enffbien (Mem.. III. 5-2) il ne semble pas que l'empereur ait jamais son^e sérieusement à le Tain* traduire devant une romtnission militaire. Vitrolle* le reconnut d'ailleurs (III, i3). Cf. poz/.o. CorrtMp., toi-itu. Napoléon. (Eurm de Samlr-f/rlme {Corretp. XXXI, 105). Benjamin CouManl, Mé»i.. II. 37-3A, et Mém. s*r tantôt. II. *.">V.
i. F. de Chabuulon, .W< w„ 1. Noie de Monlholon (citée par Emotif,
A/artt, o* . ItulUttn d>» h,a. «i avril. Cf. Napilemi AVm $„r C om-mg* rf« l haboulo». I/. f«., U, iW. qui à travers ses contradictions et yen d.negalions laisse percer la vente.
j Villcmam. Sour., 11. I7i Guizot, Ment. I. 7».
sans expérience. On destitua des préfets que l'on mirait pu conserver et Ton en garda qu'il eut fallu révoquer, nommément le préfet d'Ille-et-Yilaine qui avait quitta Bennes le 22 mars pour ne pas assister à la proclamation île l'empire, et le préfet du Tarn qui. sur les ordres de Vitrol les, venait de dresser une liste de proscription contre les bonapartistes'.
Parmi les fonctionnaires nommés ou maintenus par (larnot, les préfets de Lyon et de Marseille n'ont ni énergie, ni fermeté. Le préfet de Niort fréquente les royalistes sous prétexte « qu'il veut les faire causer » ; le préfet de Bordeaux fait obstacle à tout ce qu'ordonne Clause! ; le préfet de Gacn entrave l'organisation des fédérés. Le sous-préfet de Sentis refuse de signer l'Adresse des habitants à l'empereur : celui «le Lisieux donne l'ordre d'enlever du clocher le drapeau tricolore. « dans la crainte d'exciter des troubles»: celui de Hoc roi. place frontière, montre de telles dispositions que Vandamme le destitue de sa propre autorité : celui «le Nogent-le-Hotrou fait afficher sous le porche de l'église une proclamation de Louis XVIII "\ Pendant tout le règne, ce furent de nouvelle*» destitutions, de nouveaux changements, un cha^>é-croi>é incc>*atit de prëfats et de >ous-préfets\ VA le IS juin encore, le j».ur de Waterloo, un habitant de l'AÏMie éc rivait àLarnot: « Ij» gouvernement \ eut-il maintenir ou vrut-il remettre le> r»*-
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