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y a dos embauchages pour la désertion dans tons les gites d'étape, éerit Fonché à Davout. La faute en est aux habitants. La preuve, c'est qu'il n'y a guère de désertions dans les villages bonapartistes1 ».
Pendant le' mois d'avril, un millier de drapeaux tricolores sont jetés bas dans le Nord, l'Ouest et le Midi*. A Cette, on arrache les armes impériales <|ui décorent le poste de la place ; à Poitiers, on brise le buste de l'empereur ; à Boulogne, on plante un drapeau blanc sur les glacis : dans l'Eure, dans l'Orne, dans le Bas-Rhin, dans le Lot-et-Ciaronno, on abat des arbres de la liberté. A Aix, on danse des farandoles en criant : Vive le roi ! La nuit à Toulouse, à Itouen. à la Rochelle, à Versailles, à Rayonne, en plein jour à Amiens et à Marseille, on lacère les affiches du gouvernement et on les remplace par l'ordonnance de Louis XVIII défendant de payer l'impôt, l'appel du comte d'Artois aux gardes nationales de France et cette prétendue proclamation du czar : « Parisiens, vous nous livrerez ce cannibale mort ou vif ou votre ville sera rasée. On dira: Ici était Paris3. >»
1. Planai et Chiappc à Napoléon, Moutauhan, 3 juin, et Amiens, to juin. {Portrfemlle Je ftuonaparte, 1VIT, T9-i*'».) Kanport du l'ominissaire central de Lille. I" niai. Fourhe â Davout, f> juin {Art h. Cuerre . Cf. Itesiyny a Napoléon. Niort, S* mm : . Les noble* et les prêtre* sont i< i connu»* partout 1rs pires ennemis du gouvernement. • — Lannoy a Na poléon, Lyon, 1" juin : • L'esprit publir est travaille |»ar les prêtres ei les nobles; ils emploient l'embauchaire. l*'S fausses nouvelles, les écrit» corrupteurs. • — Itapp a H;i \ < «u t . Strasbourg. 15 mai . • J'ai fait arrêter les maires cl les rures de plusieurs communes «jui s'opposaient au départ de la »rard« nationale.» etc., etc.. etc. <Ar. h. (iuerre). Cf. Corresp. des préfets, avril Juin. (Anii. nat. F. '. J774.'
t. o dans le Calvados, le avril : I.» dans le Nord, les 5 et 7 avril ; t" dans la Mavcnnc. le t* avril. - bans une partie de l'arrondissement de I>t;mfront. le drapeau lri' ..|ore ne flotte pi n sur les enlises. • Commandant de gendarmerie de l'Orne. l«l avril. — » II n'y a plus un drapeau tricolore dans Umt le département. » Préfet de Nantes. \" mat.
3. (ieneral Cursm a Iiavout, AuliU's. i» avril, tien. -rai 1tem«»nd au même. Poitiers. Ju avril. placards divers. An h. (iuerre. Correspond u!, e des préfets tl ltap|i. de p.lj.-e, du t » avril au lj mai Ai> h. nat. F. T, i"*, F. 7, *»U'),
A Alençon, au Mans, à Beauvais, à Abbeville. à Agen, à Béziers, à Armcntières, à Montpellier, il y a des séditions, tics émeutes. A Lille, on crie en même temps: Vive le roi! et: Vivent les Anglais! Pendant une revue de la garde nationale de Saint-Dîner, un milicien saisil le drapeau, en arrache la soie et la foule aux pieds ; le commandant d'armes, qui craint une révolte, se contente d'infliger au garde douze heures de salle de police. Les royalistes de Dunkcrque s'entendent avec des émissaires de (iand pour leur livrer la ville. A Calais, à Saint-Omer, à Lille, à Valenciennes où l'on est contraint de licencier la garde nationale, au Havre où le 10 mai 0,000 individus se portent à la mairie en criant : Vive le roi ! les mêmes complots s'ourdissent : les commandants de place déclarent qu'ils ne répondent pas de ces villes si on en retire les bataillons de guerre. A Bordeaux, les menées des hourhonistes nécessitent la mise en état de défense du ChAlcau-Trompelte. Le 5 mai. le poste des Lhartrons doit faire usage de ses armes contre deux cents émeuliers; le sang coule, un homme est tué, deux sont blessés. A Agde, l'installation «le la nouvelle municipalité, nommée parle général (iillv. suscite une émeute. On crie : A bas les Aigles! A la potence Napoléon ! Au bleu! au bleu ! On brise les vitres de l'Hôtel de Ville, ou maltraite les gendarmes. Il faut deux bataillons du I.T de ligne pour rétablir l'ordre. Les bonapartistes ne passent pas sans danger, la nuit, dans les rues désertes. I n charpentier de Toulouse est à demi assommé, un épicier de Marmandc blessé d'un coup de pistolet, un habitant de Sainte-Livrade poignardé. Le préfet de l'Ariège redoutant que les habitants de la vallée d'Ax ne facilitent une invasion espagnole fait enlever les fusils dans les villages. A la lin d'avril, la popula-
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tion de Montagnac (Hérault), do Saint-Gilles (Gard), de l'Argontioro (Ardecho) reprend la cocarde blanche. Prés de Monde, iOO royalistes en armes tiennent la campagne1. Dans les dix départements de l'Ouest, des insurrections partielles préludent à un soulèvement général*.
Dans certaines villes, une extrême animosité régne contre la garnison. Les membres du conseil d'administration du 1 de ligne demandent que le dépôt de ce corps quitte au plus vite Orléans « où il s'est attiré la haine des habitants par ses sentiments enthousiastes pour l'empereur. »> A Avignon, les soldats sont insultés journellement dans les rues. A Libourne. on jette dans le jardin du major du .V chasseurs le dessin d'un pendu avec cette légende : « Voici le sort qui t'attend ». A Lisieux, un colonel est cravaché en plein visage. Dans un faubourg de Montauban, la foule s'amasse autour «l'un soldat en permission, qui n'a pour toute arme que son briquet, et le veut contraindre à jeter la cocarde tricolore. 11 refuse, on l'assomme à coups do bAton 3.
Marseille est occupée mais non soumise. Lu révolte menace. îles troubles éclatent chaque jour dans cette population de ÎNi.000 Aines mal contenue par 2.000 soldats. La municipalité, l'administration, la garde nationale sont royalistes. L'arrêt subit dans le mou-
1. ftavout » «livers. !» avril, l/llrcs .-t rapp. à havout. <!<• »M,ni«'l. «THrl-'ii. <;ii.irrit«ri\ l>»-ll;ir<l. Amt"-rl, Aymanl. C.urial. I,npo\ p»'. <i'Annai;n:i<\ Lemar-roM. Allier, I'». t*. i;. H 27 avril, l, '■, 7 cl 15 mai. I*r>f<l .lu V>M au iii^iii". i mai. Arr>M«- «lu pp'fW •!<• l'Ari»'tr»«. 7 mai Arvh. <iin«rr»". Kapj»ort •lu •»<uis-pr»,fi't uY ll«vi»T5. lit iii.ii |io>si> r «le <iilly, Ar<*li. * # o »• f r«* . <.>>r- !•<•»[> «l>-s preMs. avril -mai. H;»;»;» l>a\nui S l'.-mp r.-ur. ïi> avril rl M mai Arvh. tiat. K.7. i~%'K K. 7, J77l, y. 7. Mil', » t AK. IV, m: . i. 0»rn?sp. iriMj«'-ral»«. <lu l>» avril au \o mai. ,Ar« h. «iuerre.) i. Lrtlrrs i havoiil «lu . -.mim-iI <i'ai]iiimislral><n <hi U« <!•< htrinv 1 1 uni ; «lu .nloiiH .lu 6' i|.> Iil'u.\ il avril; A<> Fou, I..-. I* mai: L'juarf t* mai An h. «im.-rr»1. ltapp^rt .lu pn M il<* Mont miI...ii, '.• m. m. i.Ar. h. nat. K. 7. joie )
vemcnt du port a affamé lo bas-pou pic. « La misère ost grande, écrit lo général Vordior, il ost facile doxeiter les pauvres gens. » Les bourboniens n'y manquent point et recrutent leurs agents parmi les vagabonds, les ruffians, les repris de justice et même les anciens septembriseurs. (Le plus fougueux royaliste est un nommé Mol lin qui se vantait jadis « d'avoir mangé du foie de la Lamballe >0 Les manifestes de Louis XVIII sont affichés sous la protection de portefaix armés d<* bâtons. Les officiers et les soldats ne peuvent sortir seuls sans être insultés, menacés, maltraités. Vn capitaine qui regagne le fort Jean est assassiné. La gendarmerie hésite à arrêter les perturbateurs, .et la garde nationale les protège ouvertement. Le maréchal Brune, commandant le corps d'observation du Var et gouverneur de la 8f division militaire, reçoit des lettres ainsi conçues : « Coquin, si tu as le malheur de te rendre à la revue îles Allées, ton a tTaire est faite. Ta tête doit être placée au haut du clocher des Accoules. » Ln soir, une patrouille île gardes nationaux tire sur des officiers qui crient : Vive l'empereur! « ce cri étant considéré à Marseille comme une provocation. »> I n autre soir, la populace assiège à coups de pierres le café des officiers, place Necker. Le 5 mai. le poste du 83' prend les armes et fait feu sur une blinde d'émeulicrs qui entourent la caserne en criant : Enfonçons la porte! Vive le roi ! Mort aux bonapartistes M
Les soldats qui sont sous les drapeaux restent aussi enthousiastes et aussi résolus qu'ils l'étaient le
I. Wr.li.-r a Havout, i~. i'J, *<> avril. «. U, il, mai. Brun«> et rW<i<*rrr è Davmil. jo .ivnl. 4. x. 1 4, «8. tl mai. Fourlu* a It.ivout. Il mai. OMrr de Hnini". Marx'iik, U mu. Ar>h. <«ucrri\ <'"rrp«p. trônerai* et Corps «roi'MTY.ilii'ti ilu Var ^ lhir.in-i. Marient* tt Simet t>n !i»i:>. I, U-14, Jo. |(ap- |K»rt ilf |»n|| ,r. Mars. ill. i " a\ i il II i l .!<■ |«<v a Napolom, Mantille. * et 7 mai. ^Arch. nat. F. 7.1>», et AF. IV, m,